Le blog du militant socialiste Alain Detavernier à Istres
Le fait qu’en politique il faille en permanence donner des gages à son propre camp, pénalise dès sa victoire,
l’autonomie d’une majorité nouvelle. Ce que Mitterrand avait appelé la « France Unie », et que Sarkozy nomme l’ouverture, et bien
Istres l’a conjugué au dernier conseil municipal. Est-ce à dire que cette ouverture est une erreur politique ? Démocratiquement bien sur que non. Tous les électeurs croient être ainsi
représentés. Mais politiquement ? Pensez vous vraiment qu’un patron d’exécutif puisse un instant prendre le risque de faire un cadeau en renforçant ses adversaires ? Ceci ne
peut-être acceptable que si et seulement si, l’adversaire devenu cogérant, adopte de facto l’attitude de la poule devant
une fourchette. En clair que son ministère soit celui du silence. Par contre, pour l’auteur de l’ouverture, la voie est royale.
Au futur, comment les électeurs qui avaient voté pour les nouveaux entrant peuvent-ils réagir ? Méfiants, ils s’abstiennent au prochain scrutin, et se faisant ils votent indirectement pour
celui qu’ils combattaient. Echec pour eux! Voter pour, c’est avaler son chapeau, re-Echec ! Reste le vote extrême. Moralement contraignant, on peut y exprimer sa différence, mais elle favorise aussi l'adversaire. Donc échec, Mat ! Ainsi Mitterrand renforça le score du FN, et aujourd'hui Sarkozy
engraisse vaillamment le facteur de Neuilly. Et à Istres ? Et bien à Istres rien n’est différent. Sauf qu’au train ou vont les choses, les excès des dirigeants socialistes du SAN ou du CG
contre Bernardini, le conduise tout droit dans les bras du maire de Marseille. Bien sur, tout ceci ne se fera pas dans la lumière, mais objectivement quelle autre solution peut-être offerte au
maire d’une ville assiégée et privée de ressources ?
En démocratie, la victoire condamne donc la majorité à composer avec les perdants. Si elle ne le fait pas, elle
paraît s’isoler, si elle le fait elle perd son âme. La semaine suivant les municipales, F. Bernardini me proposa de siéger au SAN avec le Grand Istres. Je refusais sa proposition du fait de nos
différences, mais aussi en souvenir de la nomination pestilentielle au SAN de l’un de mes anciens colistiers, après notre défaite face à Mme Joulia. Je n’oublierai jamais ce handicap moral qui
anesthésia dès lors, toutes nos actions dans l’opposition. Cette attitude politique qui consiste sous couvert d’ouverture à accepter n’importe quoi, dégrade la lisibilité politique que doivent
avoir les électeurs pour un vote. Il ne s’agit pas de refuser l’idée d’alliance, il s’agit seulement d’être le plus clair possible dans le projet.
Le concept droite/gauche est né de la position géographique des députés dans l’assemblée constituante. Il symbolise deux projets de sociétés différents. Cette logique du contraste dite bloc
contre bloc, évite l’influence des minorités au centre et aux extrêmes, génératrices de chaos politiques. C’est aux femmes et aux hommes, à
l’intérieur des partis, d’ajuster leurs propositions pour satisfaire l'électorat. Faire passer les individus d’un banc à un autre ne change que les majorités, mais pas le
sens de leur action. Regardez Besson, Kouchner et Fadela Amara. Pensez vous vraiment que Sarkozy ait changé de politique à cause d’eux ? Le seul risque pour lui sera de les remplacer. Mais
les Lang ou Allègre sont nombreux, n'ayez crainte! Pensez vous également que Rocard ou Juppé soient crédibles face au Roi qui décide de tout,
tout le temps ? Il faut reconnaître que l’art de la politique n’est pas donné à beaucoup mais par contre, beaucoup
peuvent le comprendre.
Il suffit de regarder avec qui et vers où !
Le monde politique vit dans une bulle construite par les citoyens, et lorsque la bulle devient hermétique, les citoyens n'y ont plus accès.
Je sais je suis un peu dur en disant celà mais mon expérience m'a montré cette différence fondamentale. L'ouverture en politique, quelle ouverture celle qui ouvre pour mieux enfermer !
Les manoeuvres sont parfois maladroites mais très rarement? Quand au facteur il est ce qu'il est, quand à un soi-disant Oursin qui soutient fortement une politique injuste pour les plus démunis, c'est à dire l'ensemble de la classe ouvrière allant de l'ouvrier au cadre il est clair avec lui même fidèle à ses convictions : à droite toute et lui aussi enferme d'autres dans les méandres de la politique locale.
Si tu veux faire fermer sa gueule à un ennemi fais lui croire qu'il peut devenir ton ami ! Je pencherais plutot pour cela dans cette affaire.
o
Jël, heureux d'avoir à ma petite manière, participé à tes côtés à la campagne des municipales !
Cette stratégie et la bonne ! Faire rentré l’opposition de droite au conseil intercommunal va permettre a notre maire de construire une passerelle en vu de la réforme des collectivité territoriale, cela reste pour moi le premier point.
Le second point porte sur la représentativité de la droite au sein de ouest Provence qui ne représente aucun danger car mon ami alain aragneau ne représente en fait q’une vois isolé
Cela sera plus difficile si la loi a l’élection des déléguer a la proportionnelle devenais obligatoire ! francois bernardini a bien compris cela et sa vision de l’avenir nous fait craindre
Une main mise sur notre intercommunalité de la mégapole marseillaise qui s’étendrait jusqu’à la porte de la camargues.
Ne déplaise a certain au niveau stratégique notre maire a encore bien jouer, ne pas perdre de vu aussi que francois bernardini ne possède aucune carte politique….ce qui lui donne de facto…plusieurs cartes a la fois , et un jeux de poker troublant
Au delà de la morale….simplement je salut l’artiste
Monsieur le maire serai un cannibale qui dévore tout ce qui peut être devorable, il aurai même muselé le chef de file du groupe d’opposition Istres avec vous ! Mais vous tomber sur la tête ou quoi !
La simple déduction stratégique de notre maire et de pouvoir s’ouvrir une tête de pont entre lui et la mairie de Marseille.
Aragneau sera le docile sherpa de la voix de ses maîtres marseillais en vu d’une nouvelle communauté urbaine qui préfigure le grand Marseille.
Faire rentré Aragneau au san c’était du billard pour le maire d’Istres, évidement pas beaucoup de citoyens non pu comprendre la manœuvre !
Seule une contributrice ( pseudo cerise ) sur le blog de giraud , a compris que notre maire reste le seul diplômé de l’école mitterrandienne .
Belle leçon de tactique, à faire étudier aux jeunes de science politique.
Je n'ai jamais eu la prétention de donner des leçons à Alain, loin s'en faut d'ailleurs. Je l'ai toujours apprécié, il s'agit juste là de mon analyse simple et sans arrières pensées. Vous comprenez maintenant la différence entre un monde syndical et politique ?
Joël
Pas besoin d’avoir fais l’ena ou oxford pour comprendre ! Même un âne de Crau et capable de comprendre, un peut de recul pour voir plus clair, et vous vous projeter dans le futur
Fraternellement a vous tous
En attendant je me rappelle que tu avais à l'époque annoncé la représentativité proportionnelle à tous les niveaux.
L'ouverture peut aussi servir à la transparence, si elle est dans ce cas. Il faut également des présidences "proportionnelles", des postes d'adjoints "proportionnels". Une vraie représentativité. Au final c'est la démocratie qui gagne.
Quant à qui voter, je persiste à dire que l'expression de la démocratie est un vote d'adhésion à des idées. Celui qui vote contre untel ou qui vote pour "le moins pire" n'a rien compris. Dans ces situations le vote blanc s'impose. Aux hommes de faire reconnaitre le vote blanc. Vaste débat.
Alain, ca mettre ton grain de sel dans les coms du canard régional... la Droite locale attaque en force à coup de commentaires trompeurs. Ton discours aidera les idées démocrates.