Le blog du militant socialiste Alain Detavernier à Istres

 Le rythme actuel des évènements sociaux est tel, qu’un rejet massif paraît inévitable. Comme pour toutes les crises, le repli sur soi est un acte réflexe qui conduira les électeurs à la radicalisation. Non pas que leurs intentions soient extrémistes, mais c’est la seule façon d’exprimer leur ras le bol.
 
Hurler, crier sa souffrance, sa peur de l’avenir.

Ceux qui aux commandes du pouvoir national ou local, feignent d’ignorer ce désarroi seront coupables des conséquences. Quant à ceux qui tentent d’abuser l’incrédulité de ces asphyxiés de la misère, ils ne valent pas mieux qu’un cautère sur une jambe de bois. La réalité reste, et les incantations outrancières ne servent pas les victimes du capital. Car c’est bien le pouvoir de l’argent sur notre économie qui aujourd’hui fait des ravages. Sarkosy incarne parfaitement toute la perversité de cette crise. Justement la crise, si elle existe, c’est bien parce que des profiteurs l’ont engendré, pas des travailleurs. Tous ceux qui ont la,chance d'avoir un job ne contribuent qu’à justifier la plus value sur les produits fabriqués, et ensuite docilement, ils consomment avec le salaire qu’ils ont gagné !
Alors qui sont les coupables ?
 


Le moment n’est-il pas venu enfin de redonner au travail la seule valeur qui convienne; celle de faire vivre. Pourquoi dans notre culture, penser qu’un ouvrier est moins important qu’un ingénieur ? Le boulanger qui très tôt le matin prépare ses fournées, est-il moins utile à l’économie que le financier qui pour son argent, cherche le bon produit et le bon endroit pour le fabriquer et le vendre? Dans notre société, chaque individu est un papillon pour qui, chaque battement d’aile permet sa survie. Certains pensent que ce battement d’aile peut provoquer des cataclysmes. Perso, je préfère les verres à moitié pleins, alors pas d'effet papillon négatif.

Le travail est probablement l’acte social qui a le plus évolué depuis un siècle et demi. Travail des enfants, assurance maladie, temps de travail, code du travail, congés payés, formation continue, retraite, précarisation, marchandisation et bien d’autres, ont modifié ce qui à l’origine n’était que la location d’énergie humaine contre de l’argent ou des avantages en nature. Dans cet échange, l’exploitant et l’exploité doivent trouver leurs comptes et se rapprocher. Il faut des entrepreneurs pour qu'il y ait des emplois, c'est indiscutable!  Pourtant, aujourd’hui, après des années de profit, l’exploitant peut retirer ses billes quand bon lui semble et partir profiter du soleil. Les travailleurs eux, formés aux frais de leurs parents et de nos impôts, peuvent alors aller se faire voir au soleil de l'ANPE ! Pourtant sans eux, qu’auraient fait les géniaux investisseurs ou les fringuants managers ? 

Ramener le coût du travail à l’échelle de la planète ne change rien à sa valeur humaine, pour ne pas dire  "humanitaire". Le travail est le seul moyen d’empêcher les hommes de s’entretuer à nouveau, et de retourner dans les grottes d'où ils sont sortis il n'y a pas si longtemps. C’est par le travail que notre société s’élève, pas par la richesse. La première mission des politiques est de préserver l’acquis et de tout faire pour que ce viatique de l'humanité résiste, malgré l'individualisme naturel des hommes.


Sauvegarder le droit au travail, rien d’autre. Alors au travail les élus!
Mer 4 mar 2009 23 commentaires
Effectivement je ne voterai plus avec modération. J'ai voté Mitterrand, j'ai voté Sarkosy sans jamais être satisfait du résultat. Je sais que l'extrême gauche ne m'apportera rien , mais je sais aussi que le vote à l'extrême droite peut obliger Sarkosy qui lui est au pouvoir à s'occuper des plus pauvres. J'en ai marre de me faire bananner à chaque fois et de regarder passer les autres. Désolé mais il n'y a pas d'autres moyens que la peur. Je viens d'une région ou le chômage a vidé les villes et ou seuls les retraités habitent encore. Petit ouvrier syndiqué à la CGT je sais ce que c'est que de manger de la mer...Je ne veux plus recommencer. Quant aux socialistes vous me faites de la peine.
Georges C...... - le 04/03/2009 à 19h16
Des scientifiques ont démontré que l'homme préhistorique travaillait en moyenne 3 heures par semaines pour nourrir sa famille. Certes il n'avait pas de portable ni d'écran plasma, mais penser que désormais avec 35h par semaine ON CREVE LA DALLE ! Y compris sans portable et sans plasma....
Nous revenons depuis 2 ans à l'ère de l'esclavagisme. Les guadeloupéens, sans jamais en être vraiment sorti (même si ...) l'ont compris et réclament leur du aujourd'hui. Continuons à affamer le peuple, à le mettre au chômage, quand trop de gens n'auront plus à bouffer, ils sauront trouver de la nourriture. Et pour ça il n'auront pas besoin de 35 h par semaine.
La boucle est bouclée.
El Gringo - le 04/03/2009 à 20h10
MOI CEST PAS LES SOCIALISTES QUI ME FONT DE LA PEINE..C EST DE VOIR LEUR DIRIGEANT CE PARTAGER LA GALETTE..OU PLUTOT CE QUIL EN RESTE.
QUANT ON VOIS UN VINCENT PEILLON VENIR A LA DEMANDE DUN GUERINI MENER LA BATAILLE DES EUROPEENNES JE ME DIT QUIL SONT TOMBER SUR LA TETE.
LE MEPRIS AFFICHER PAR CETTE HOMME EN CE QUI CONCERNE LES PROVENCAUX VA ETRE A LA HAUTEUR DE L ECHEC PROGRAMER DES CALCUL...SAVANT DENARQUE QUI NE COMPRENNENT RIEN DE RIEN A LA POLITIQUE...SEUL PATRICK
MENUCCI A FLAIRER LE BON COUPS POUR RESTER A LA MODE
ET QUE LON NE LOUBLIE PAS....POUR LE RESTE C EST VRAIMENT DU NIMPORTE QUOI.....ALAIN GIRAUD
Giraud Alain - le 04/03/2009 à 22h00
Le commentaire précedent montre le risque de débordement electoral qui peut arriver .Chacun à sa part de responsabilité,mais à force d'aller sur des terres qui ne sont pas les siennes, le PS fini par se perdre tout seul,et dans la foulée son électorat.Dans une société ,où l'on as inventé cette terrible notion de travailleurs pauvres et où les dirigeants de ce pays nous amènes gaiement ne générant plus que du travail sous payé et ne vous plaignez surtout pas regardez ceux qui n'ont rien et à ceux qui n'ont rien, il explique que ceux qui"nantis"d'un travail osent se plaindre.
Enfin bref,diviser pour mieux régner reste une bonne devise pour celui qui en plus à les quasi pleins pouvoirs sur l'information ou plutôt  la propagande !
Protégeons bien les droits du travail et regardons un peu vers nos départements d'outre mer: Solidarité et Lutte devraient nous ouvrir les yeux au lieu du repli sur soi.Et ne plus se lancer dans la course individuelle ,mais retrouver le chemin de bien vivre ensemble et ne plus regarder que par le seul point de vue des beneficiaires actionnaires qui de toutes façon n'en auront jamais assez.
jpboutonnet - le 05/03/2009 à 02h36
Le commentaire que je viens de lire est l'essence même des raisons de la présence de Sarkosy au gouvernement. Je pourrais être dans la compréhension de ces propos ! Je ne le peux plus. Comment un retraité peut-il décider en son âme et conscience d'être acteur pour les générations à venir d'un jusque boutisme qui conduira notre pays au désastre. La paupérisation est financière mais aussi intellectuelle et cela je le déplore. Les partis extrèmiste ne sont pas des partis de gouvernement et ils ouvriront  la porte à celui qui détient tous les pouvoirs : Sarkosy.
Monsieur, vous avez voté Sarkosy, c'est vous qui devez assumer ce choix qui nous conduit au désastre et votre position me paraît irresponsable. Il faut se ressaisir et oeuvrer pour que notre pays retrouve son équilibre.
Zoé - le 05/03/2009 à 08h35
Faut pas exagérer quand même, sarko fait des conneries et je le reconnais, mais les 35h et le fait de payer les chômeurs pendant des années, n'est il pas aussi une connerie? Quand Guerini nous mets l'incinérateur, quand Granié qui devrait être en prison augmente la taxe sur les poubelles, quand Bernardini dépense 250 000euros pour un jet d'eau à la con alors qu'une femme se suicide dans sa ville à cause de ses dettes, à qui jetter la pierre? Quand les syndicats passent leur temps à se critiquer au lieu de s'unir contre les patrons, ils ne font pas comme les politiques?Vous me faites marrer avec votre morale. Moi aussi je peux pleurer sur les autres tant que mon assiette est pleine. Quant à Giraud même pas la peine de lui répondre, il me fait encore plus de peine que les socialistes.
Georges C.... - le 05/03/2009 à 08h51
Quant à Zoé faut pas me prendre pour un facho,  con et débile. Ayant aussi voté communiste un jour, j'ai fait la même chose librement en votant sarkosy pour mon pays et mes enfants. Ne pensez pas que si un français sur deux à voté pour l'ump se soit différent d'Istres ou un istréen sur deux à voté pour un élu soupçonné d'être un voleur. Salutations
Georges C.... - le 05/03/2009 à 08h57

Bonjour Mr Detavernier. Effectivement le travail est une porte de salut pour les hommes. Doit on penser que gagner de l’argent est contraire à ce principe de vie. Je ne le crois pas et je crois lire que vous non plus. Alors pourquoi faudrait il que l’état intervienne pour rétablir ce que vous même juger être en équilibre. Par contre, il me paraît urgent que le regard que chacun porte sur le travail soit ajusté pour mieux répartir la richesse entres nos concitoyens, mais aussi et vous l’avez abordé, redonner à ceux qui travail un respect identique quelques soient leurs qualifications. Merci d’avoir abordé ce thème si cher aux républicains.

Sandrine Najoua - le 05/03/2009 à 09h27

C. facile de parler du travail quand on en a 1. C + difficil quand les fins de mois débutent le 15. Moi aussi j’m le travail, mais je crois que c’est lui qui m’m pas.  Salut

Nasser Houcine - le 05/03/2009 à 09h36

 Depuis des lustres la première revendication des salariés est la redistribution des richesses ; fruit du travail, depuis des années ces salariés aux contrats précaires triment pour ces grands groupes qui ne pensent eux qu’aux profits, depuis des années les finances prennent le pas sur le mieux vivre ensemble  des citoyens, tout est fait pour que le riche devienne plus riche et que les autres doivent se satisfaire des miettes. Les français ont éluent un président bling-bling qui à offert des milliards de nos euros aux plus riches vous savez ceux par qui la crise est arrivée et pour nous simples salariés l’addition à payer par des licenciements secs, des jours de chômage partiel bref des lendemains très difficiles.L’action revendicative menée aux Antilles nous montrent la voie à prendre pour que demain cette redistribution devienne notre, pour cela un seul slogan solidarité ceux que beaucoup d'hommes politique dit de gauche ont oubliés!!

*pour georges C les 35 heures ont crééent 1millions d'emplois c'est par cela que commence la redistribution un travail pour tous.

joël 

 

Joël PHILIPPE - le 05/03/2009 à 10h23