Dominique Strauss Kahn.
Il n’y a aucune
raison pour que cet éléphant du PS ne soit pas un jour candidat à la primaire interne du PS pour la présidentielle. Il en a les compétences, le profil international, il parle plusieurs langues,
il possède de solides attaches dans le monde industriel et la finance internationale. Bref, il a tout ce qu’il faut pour être celui qui pourrait ! Mais....... Essayons d’être plus
curieux et imaginons ce que pourrait être un duel Sarkozy/DSK, car avec ce projet de primaire ouverte, qui pourra empêcher
certains parasites extérieurs, de voter pour que ce candidat soit le bon?
En apparence certes l’étalon est affûté au mieux pour espérer obtenir un quitus des électeurs du centre et même d'une partie de la droite au delà du Modem. Par contre, je pense qu'aller plus vers la droite serait difficile car l’extrême, même avec Sarkozy, garde de vieux réflexes antisémites.
Sur sa gauche, le cas est plus compliqué.
Au sein même du PS, le cas DSK souffre justement de cette image droitière et même si la sociale démocratie a
précocément été son drapeau, le libéralisme économique a lui, toujours été son credo. Il est un expert incontestable de l’économie mondiale et pourtant, de la taxe Tobin à l’abandon de la dette
des pays pauvres, rien n’est venu changer cette image conservatrice. Le podium qu’il rata aux côtés de Fabius contre Ségolène, laisse aux militants un sentiment d’absence rancunière dans la
campagne des présidentielles qui s’en suivit. Puis vînt le temps de sa nomination au FMI sous le règne Sarkozy, même si paraît-il, celui ci n’y est pas pour grand chose. Le flou permanent
qui trouble l’image de gauche de cet homme aussi compétent qu’intelligent, laisse les militants intéressés mais sans enthousiasme. Son épouse Anne Sinclair, joue un rôle remarquable dans la
gestion de l’image et dans le scénario des apparitions pour en faire un mythe venu sauver une gauche aussi orpheline que désespérée. Tout ceci sous l’œil bienveillant de Monseigneur Nagui de
Bocsa dit Sarko qui rêve de choisir son adversaire pour 2012.
Dans les Bouches du Rhône, la Fédération adopte une attitude compatible pour que ce candidat putatif nous soit imposé. Il est vrai que pour l’instant après la déroute du bricolage Marseillais
« Espoir à Gauche » (modem, pc, vert et ps... tout de même), il n’est pas aisé de choisir autre chose dans le magasin socialiste. A droite, très satisfait par le groupe des
traitres vendus (Besson, Kouchner, Lang, Allègre et ceux qui attendent), le président Sarkozy voudrait peut-être vaincre un autre socialiste en 2012 et lui offrir Matignon dans la
foulée ?
J'avoue volontiers que ce billet est plus un billet d’humeur qu’un projet politique jugé sur pièce.
Soit ! Mais rappelons nous du slogan du locataire de l’Élysée. « Ensemble tout devient
possible ». Dialoguiste, Michel Audiar disait « Les vrais cons osent
tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît » !
Dans le "bordel" politique qui règne depuis son élection, je ne sais pas si c’est Sarko ou moi qui ose tout, mais par contre je suis sûr que nous sommes toujours les dindons de la farce.
Désolé peut-être de vous décevoir en taquinant un chouchou des sondages, mais les sujets politiques sont tellement nombreux et graves que même si je rêve, je préfère tenter
d'ouvrir les yeux des électeurs socialistes qui seront prochainement la cible de tous les candidats à venir.
Shakespeare aurait pu poser ainsi la question. Mrs Besson et Sarkozy préfèrent la poser autrement. Ils draguent ouvertement la France raciste, pendant que la république des non racistes manifeste, mais ils s’en moquent. Les étrangers désireux de la France et porteur de leur propre histoire, n’ont plus qu’à se soumettre. Utiles ou non économiquement au pays, réfugiés en danger de mort, ou familles regroupées, tout ceci n’a aucune importance. « Tu l’aimes ou tu la quittes… » Avec les mots, quotas, charters, reconduites etc...la ressemblance est frappante si j'ose dire! Voilà où conduit la stratégie politique des médiocres! Ces deux Pic et Poc utilisent les faiblesses d’une société recroquevillée sur elle même, pour offrir en pâture ceux qui on tout quitté parce que chez eux, il ne restait que leurs vies à sauver. Abject ! Il faut être cohérents messieurs et si vous applaudissez la chute d’un mur nos voisins, il faut assumer le fait qu’au même moment, des hommes, des femmes et des enfants meurent parce que vous en construisez d’autres.
C'est vrai que parfois le sentiment d’injustice ou de jalousie génère des propos difficiles chez ceux qui crient leur douleur du chômage, du manque de logement ou d’argent. Bien sur qu'ils n’ont pas raison, mais eux aussi vivent la misère et quant cette misère dure 20 ou 30 jours par mois, on peut comprendre. Il est vrai aussi qu'il ya des abus comme le foulard, les sifflets dans un stade ou les regroupements ethniques dans les quartiers. Pour autant, la laïcité est-elle plus atteinte par un foulard ou par un président qui brade notre école et notre séparation église/état, au locataire du Vatican? Est-il juste que pour lutter contre ce racisme latent, nous devions remémorer ces sénégalais, ces marocains et ces algériens morts pour la France ? Les enfants des immigrants sont plus difficiles ? Soit ! Les nôtres le sont-ils moins ? Qui plus est, la police si nombreuse pour les visites présidentielles, est souvent judicieusement absente quant il le faut, pour que les médiats puissent cultiver en images et reportages, les grains de la haine. Est-il normal que de jeunes algériens, marocains, guadeloupéens, martiniquais et bien d’autres, aient appris que leurs ancêtres gaulois vivaient de la chasse et de l’agriculture pendant que St Louis, un sorcier de l’époque rendait la justice sous un chêne, ou que Roland, fils d’un vénérable barbu, donnait un concert à Roncevaux ?
Qui peut encore douter que des humains étrangers à notre territoire mais français de cœur, aient donné leurs vies pour une patrie dont ils adoraient la symbolique républicaine « liberté égalité fraternité » parce que dans leurs pays elle se disait « travailles, crèves et tais toi » ? Normalement, la politique devrait inciter nos responsables à s’élever au dessus de ces valeurs étriquées et mortelles que sont le racisme et l’intolérance. Messieurs, vous pouvez tortillez comme vous le voulez, nous sommes et resterons tous, l’étranger de quelqu’un.
Le sang et la terre sont des visions fascistes et pétainistes qui n’honorent pas ceux qui les reprennent aujourd’hui. A sa décharge, Pétain a été un héros de la grande guerre. Besson restera lui, le petit soldat d’un petit général, président d’un petit pays, dont le peuple a lui, une Grande Histoire avec l’Humanité.
Le progrès d’une civilisation c’est quand l’Amérique choisie de faire face à son histoire en élisant un noir comme président. Avec vous, la France serait condamnée au chapeau pointu et aux luttes raciales !
Messieurs, vous êtes une erreur de casting et vous faites honte à notre république.
Votre projet est indigne, et notre république aussi
vous est étrangère!
L’ensemble des commentaires concernant les articles que j’ai mis en ligne depuis des mois, m’amène aujourd’hui à un questionnement global.
Est-ce que l’autonomie de penser, face au politiquement correct, a encore une raison d’être ? Est-ce que face au bulldozer médiatique, le militant politique ou plus généralement le citoyen, est encore un récepteur actif ou est-il tellement manipulé et depuis si longtemps, que sa volonté est anesthésiée ? Se peut-il que parce que la gauche n’a pas de leader qui réussisse à émerger, que les citoyens oublient que le peuple dans son ensemble, « est et reste » l’acteur unique de son destin, même sans un champion ou une championne pour le représenter ?
Les électeurs de droite sont aussi désappointés que ceux de gauche par les dérives engendrées par le système Sarkozy qui entraîne de facto, l’effondrement des piliers de notre Vème république.
La nomination d’un fils, le placement d'amis dans les banques et les entreprises, l’ouverture perverse à des
opportunistes politiques ou l’écrasement méthodique de l’opposition parlementaire, les promesses provocatrices et les dérapages verbaux, bref la méthode Sarko, n’est malheureusement que la partie
visible de l’iceberg. Sous l’écume quotidienne des annonces que fait paraître une presse financièrement ligotée et de médias sous tutelle, se cache une tyrannie d’un autre âge. Derrière une
intelligence remarquable et au service d’une ambition maladive, se cache un homme politique dont tout le parcours n’est qu’une série savamment réussit de coups, de trahisons et de manipulations
destinées à la conquête du pouvoir. Evidemment tout ceci est commun à ceux qui atteignent la plus haute marche du podium. Oui cela est vrai, mais après son accession, aucun n’a continué de
tirer vers le bas toute la classe politique pour en rester le maître ! La route parcourue par chaque citoyen ces dernières années, au prétexte de la mondialisation ou de la crise
financière, mène le troupeau à une seule destination. « La soumission ». Pas celle
parfois nécessaire à franchir une étape par l’ajout d’une autorité salvatrice, mais plutôt celle qui devient indispensable à celui qui la possède, quant l’adhésion de ceux qui la subissent
n’existe plus.
Le temps est long pour démontrer l’existence d’une dictature rampante, il est encore plus long pour s’en débarrasser, et malheureusement une génération ne suffira pas pour en effacer les
blessures.
Il ne sert à rien de reprocher à la gauche son manque de cohésion lorsque le mal qui s’abat sur la France n’est
déjà plus un mal politique, mais un accident de notre histoire. Chaque scrutin est un antiviral démocratique contre ce fléau et seul ce remède, peut encore nous éviter cette pandémie politique.
En conscience, la démocratie est bien sur, la moins pire des dictatures, mais historiquement avant chaque dictature, comme pour la météorologie, le soleil brillait avant la pluie. Ce ne sont ni
les pauvres afghans reconduits, ni les caprices présidentiels qui font la dictature, c'est le silence qui suit chacun de ces évènements. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce
silence ne donne pas le sentiment que nous sommes fiers de notre pays.
Et, contrairement aux apparences, le silence, tout le monde l'entend!
Entre deux commentaires ou deux reportages sur notre président, radios, télés et presse abordent sur la pointe des pieds, la présentation du prochain budget de la République Française. C’est une catastrophe à venir qui va affaiblir encore la consommation intérieure et renforcer ainsi la seule croissance qui existe sous Sarkozy, celle du chômage. Depuis son arrivée, tout a été fait pour protéger ou donner de l’argent aux plus riches et ponctionner ceux qui étaient déjà à la limite de la noyade. Comparez par exemple : bouclier fiscal, taxe carbone, taxations des indemnités d’accident du travail, l’augmentation du coût des énergies de base, les prêts cadeaux aux banques amies, la baisse de la TVA aux restaurateurs qui n’a rapporté qu’un manque à gagner pour les finances publiques que les contribuables vont devoir compenser. L’abandon de pans entiers des services publics comme la santé (déremboursements et hôpitaux), de l’éducation nationale (-30000 enseignants), de la poste, la sécurité sociale et probablement bientôt la suppression pure et simple du droit du travail. Je voudrais vraiment être un menteur qui caricature le sens négatif des actions du gouvernement Fillon aux ordres de l’Élysée, mais malheureusement non, c’est la stricte vérité de ce qui s’abat sur nous.
Dire que tout ceci accable un peu plus la population déjà en difficulté est un euphémisme. La gravité de ce qui se passe doit rappeler à ceux qui ne souffrent pas encore trop, que depuis deux ans, bon nombre des électeurs de ce président sont devenus eux aussi les bénéficiaires de ce cataclysme libéral. La crise internationale a certes contribué à la récession économique, mais la régression sociale elle, est une décision politique. Il serait trop facile de répondre que personne n’a échappé à cette crise. Sans parler des bonus déjà récupérés par les uns et des avantages fiscaux et autres salaires mirobolants accordés aux acteurs déjà les plus favorisés, l’injustice devient incongruité lorsque l’on méprise à ce point la solidarité nationale. Ceux qui évoqueront comme alibi les résultats des dernières élections se fourvoient là ou justement le machiavel élyséen les cantonne. C’est toute la supercherie d’un communiquant exceptionnel que quelques édiles locaux croient imiter en multipliant leur présence sur les blogs. Etre de droite n’était en rien une offense à la république avec les prédécesseurs de cet homme. L'histoire aura changé les choses. Les insultes au public, la honte de Sangatte, les bébés prédélinquants, le mépris des manifestants, la police partout, les déplacements organisés par le parti du président, les dérapages racistes et répétitifs de plusieurs ministres, le fait du prince et combien d'autres déchirures au drapeau républicain de ce pays laïc qui invoque l'église comme une référence morale.
Sous ce régime, ce ne sont pas seulement les droits de l’homme et les libertés qui sont mises à mal, c’est le droit à vivre tout simplement dans la dignité. Soyez assurés d’une chose en tous cas, « Après les uns, ce sont les autres qui alimenteront cette machine infernale que la démocratie a laissé s’installer ». Dans cette catastrophe, la gauche est aussi coupable que la droite, mais ce sont les citoyens qui détiennent la date du clap de fin. Alors il n'y a aucune excuse à tolérer l'intolérable.
Depuis des lustres la crise que vit le PS n’a qu’une origine,« Les
Eléphants ». Tout a été bon pour gagner le parti et l’utiliser pour le nirvana de la course présidentielle. L’échec de Ségolène largement initié par ses rivaux de la primaire, devrait
inciter les rêveurs d’aujourd’hui sur ce genre d’exercice pour l’avenir. D’expérience, nous savons que le spectacle prend le pas sur l’intérêt politique et qu’enfin, le côté récupération de tous
les électeurs pour induire tel ou tel résultat, conduit à devenir une auberge espagnole. Je dois reconnaître que le PS n’a pas son pareil pour s’auto flageller et nourrir l’actualité quotidienne.
Plus graves sont les conséquences. Des petits barons locaux qui achètent ici et là, maires ou présidents d’agglos et vendent ensuite leur fédération pour soutenir tel ou telle autre. Au final,
les militants se résument à leurs cotisations et servent d’alibi quantitatif pour que Paris, entérine les élucubrations de nos machiavels locaux. A ce jeu, les Bouches du Rhône ont été et restent
nominées. L’opportunisme d’un César en culotte courte vaut pour une pensée politique qui ne dépasse pas son bureau au sommet du bateau bleu à Marseille. Les laquais et porteurs de perruque qui
attendent, qui une circonscription, qui une présidence de communauté, sont d’excellents témoignages de réussites politiques. Tous fort heureusement, ne sont pas de cette lignée. Aujourd’hui, une
consultation interne mise en œuvre par le national, conduit les militants à soit disant pouvoir prendre la parole. Foutaise ! Jugez plutôt. Savoir si nous sommes pour le non cumul des
mandats, mais après les prochaines élections, ou encore garantir à l’avenir des élections libres et vérifiables ??? La question elle même est déjà une honte ! Exclure
les dissidents qui s’accommoderaient des règles du parti semble être une proposition, alors qu’elle est déjà une règle. De qui se moque t-on ?
Avec un tel projet, Sarko a encore de belles années devant lui. Un ami très proche me disait il y a peu « Alain, tu tapes sur ton parti aussi
fort que sur l’UMP, cela ne te conduira à rien ». D’abord, il faut être exigeant avec soi même, avant de l’être avec les autres. Ensuite, mon ami a sûrement raison sur la forme, mais sur le
fond, jusqu’où allons nous supporter ces doryphores qui ne vivent et ne prospèrent que sur notre dos ? Jusqu’à quand allons nous devoir assumer la honte des reniements, des petits
arrangements locaux et l’abandon de nos valeurs les plus chères ? En 81, j’étais de ceux qui voulaient donner du temps à la gauche pour qu’elle réalise ses promesses. J’ai eu tort ! Les
syndicats y ont perdu leur crédibilité et les militants politiques d’aujourd’hui, ne sont plus que des colleurs d’affiches et des agitateurs de mains dans les meetings. Pendant ce temps, les
cumulards du système s’engraissent pour ne pas dire s’enrichissent, sur le dos des collectivités qu’ils dirigent. L’idée même de la politique a été bafouée et lorsque l’heure du bilan sera venue,
ces gens seront absents du prétoire et de toutes façons, ils seront responsables mais pas coupables de l’échec. Il n’est pas question de jeter l’eau
du bain avec le bébé, car il existe des élus et des dirigeants honnêtes dans notre parti. Jean louis Bianco ou René Raimondi sont de ceux là et méritent notre respect. Si certains pensent que le
PS est seul à souffrir de cette gangrène, alors ils sont aveugles, sourds et de mauvaise foi. La démocratie moderne exige des grands partis pour la faire vivre. Dans le cas contraire, si les
majorités doivent se faire avec des groupuscules, alors l’exemple de l’Autriche ou même d’Israël deviendra généralité. Le pays qui a inventé la révolution supprimant les privilèges, ne saurait
s’accommoder de petits monarques à Paris ou en Province. La quatrième république est morte de ses divisions politiques, la sixième naîtra de l’absence de grands partis. Etre lisible ne vient pas
en faisant le caméléon, au contraire. Les idées des autres sont respectables, mais ce sont celles des autres. La politique c’est d’abord un idéal qu’il faut porter pour ensuite rassembler tous
ceux qui acceptent par ce chemin, de rendrent cet idéal possible. Le contraire ne conduit qu’à chercher une route sans savoir où l’on va. C’est pour cela que nos différences enrichissent ce pays.
Et pour conclure ce long billet d’humeur, je suis certain que déjà la majorité en place à conscience qu’elle a perdu beaucoup plus que sur le seul terrain économique. Bouclier fiscal, Clear
stream, impôts supplémentaires, chômage galopant, bonus, droit de grève, misère sociale et tous ces mots qui jonchent le travail de ce gouvernement
liberticide, rythment sa marche vers la sortie.
Si il y a un vote à ne pas manquer, c'est celui de la votation contre la privatisation de la Poste, car celui du PS est aussi bien
venu qu'une plaisanterie dans un cortège de cimetière. Après chacun sa
conscience!
Avant d’aborder mon sujet, je voudrais simplement évoquer les hasards de l’information.
La semaine dernière à Entressen, un enseignant comme on les aime, dévoué et proche de ses élèves, est décédé,
terrassé en plein cours devant des enfants terriblement choqués. Pour ses obsèques, tout le hameau est venu saluer l’homme, tous ses élèves anciens et actuels, sont venus dire merci à leur
instituteur. Une émotion fraternelle régnait en cet instant. Dans le même temps, un commandant de bord décédait d'une attaque,
aux commandes de son avion. Fort heureusement, un copilote est encore présent en cabine, mais pour combien de temps encore ? Est-ce un hasard, mais simultanément et à grand renfort de média,
l’UMP annonçait la retraite à 67 ans. Avec bientôt 3.5 millions de chômeurs et les caisses de retraite vides, il y a peut être une solution.
D’abord, il suffit simplement de laisser les gens mourir au travail pour économiser les pensions, et en plus, je suggère à Sarkonaparte une petite guerre qui enverrait les jeunes voir du pays, au
lieu de remplir les fichiers de Pôle Emploi.
C’était ma rubrique, il vaut mieux en rire qu’en pleurer.
Venons en maintenant au cirque versaillais de notre "bon président". L’UMP a fait son job et a su correctement applaudir et se réjouir des bonnes paroles que venait de distiller le divin élu. Par contre, l’opposition qui avait exprimé intelligemment son refus parlementaire il y a un an, s’est à nouveau divisée pour ce premier congrès. Sénateurs et Députés ainsi réunis ne peuvent il est vrai, qu’écouter la parole du chef et s’exprimer dans le vide, une fois celui ci parti. Au moins, la gauche aurait-elle pu se montrer unie face à cette nouvelle dévalorisation de la cinquième république. Et bien Non ! Les socialistes ont préféré assister au discours présidentiel et quitter la salle au moment des prises de parole ! Quelle extraordinaire capacité à rassembler tout ce qui est mauvais en une seule décision ! Le grand dialoguiste qu’était Michel Audiart a fait dire un jour à l’acteur Bernard Blier dans un film fameux, « Il y a pire que les cons, ce sont ceux qui l’ignorent ! ». Nous y sommes….
Lors de la dernière réunion de section PS, j’ai trouvé notre secrétaire déterminé et créatif pour l’avenir. Attendons la suite qui ne pourra souffrir d’une nouvelle attente. Par contre, j’ai été amusé qu’un "jeune" militant s’étonne de mon appel à voter "Europe Ecologie" sur ce blog, tout en restant au PS. Il ignore à l’évidence que la liberté individuelle perdure même comme militant socialiste et qu’il est même indispensable d’avoir une certaine autonomie de pensée et d’action. D’ailleurs dans les bouches du Rhône l’exemple venu d’en haut, démontre que la trahison des idées est toujours préférée à l’évolution du projet. A chacun sa lecture du progrès et son respect de la parole donnée !
Juste pour le dessert, il semble que notre infatigable président veuille faire disparaître les conseils généraux et revoir les intercommunalités actuelles. Finalement dans notre département, ce serait un mal pour un bien ! J’avoue qu’à sa place et après les européennes, je regarderai les institutions de la Véme république avec une certaine jouissance. Il n’a plus d’opposition politique, tous les moyens d’information à disposition, les riches industriels aux pieds, la police partout, l’éducation nationale muselée et la laïcité en berne. Il nous reste une dictature en habit parlementaire, ou une monarchie avec bonnet phrygien, c’est au choix.
La gauche est en panne et l’union à droite ne tient que par la force. Il existe encore des républicains dans ce pays et ce spectacle ne peut satisfaire ni la gauche, ni la droite. Signe extérieur de pourrissement, Perpignan comme beaucoup d’autres villes, semble préférer les élus voyous aux gens honnêtes qui respectent les lois.
Le peuple de France acceptera t-il encore longtemps cela ? Une république peut succéder à une autre et justement Versailles fut l’un des carrefours de l’histoire républicaine. Ce fut dans le sang, mais notre république ne mérite-t-elle pas ce prix?
Une semaine après notre défaite, les commentateurs qui s’en sont
donné à cœur joie, commencent à modérer leurs propos et leurs pronostics. Certes le PS reste en grande difficulté et demeure inaudible pour les français. Mais, et c’est tout aussi grave, le Front
de Gauche n’a permis au PC que de sauver les apparences et chacun a pu constater l’échec politique de Mélanchon. L’UMP s'est calmée sur ordre du chef, car son score à droite reste le plus faible
des grands pays européens. Même si cela ne plaît pas à tout le monde, 70% des électeurs qui on voté, ont choisi une autre liste que celle de Sarkozy.
Il est inutile de préciser que ceux qui avec ce résultat espèrent avoir trouvé à Istres une terre d’élection, commettent une erreur juvénile. C’est ainsi !
A titre personnel, je pense que ce résultat traduit les tergiversations multiples qui ont divisé la gauche sur
les traités qui concernaient l’Europe. La maison socialiste brûle et quelques quadras tentent sans vergogne de s’imposer dans le tumulte de la défaite. Ils ont tort. Cette fois les électeurs et
surtout les militants ont fait passer un message. Il n’est pas question de se contenter d’une révolution de palais. Si l’orientation clairement à gauche au sein d’une alliance ou
d’une fédération n’apparaît pas rapidement, le PS d’Epinay mourra et bonjour la nouvelle SFIO. Militant socialiste, j’ai appelé à voter "Europe Ecologie" car en conscience, il n’y avait pas
d’autres solutions. Je n'ai aucun regret et je crois toujours que celà a pu être salvateur. Visiblement, beaucoup d’autres ont aussi fait ce choix, mais ceci est une conséquence, pas la raison.
Depuis 2002, le PS a perdu sa capacité d’imaginer et de proposer autre chose à la gauche. Voilà la raison ! Même si leurs sensibilités sont proches, les électeurs comme les militants n’ont
pas adhéré au vote vert, ils ont voulu dire au PS qu’il était hors jeu ! Avec une abstention des deux tiers, le corps électoral et principalement les moins favorisés sont restés silencieux.
Il y a là une nouvelle fois, le signe très clair que le PS actuel ne répond plus aux attentes du peuple de gauche. Sans volonté dominatrice, le PS doit réapprendre à s’ouvrir aux idées et
propositions des autres forces de gauche. L’épisode Modem est terminé et je ne crains absolument pas "les électeurs" du NPA ou du PC. Ce sont
d’authentiques militants des luttes et du progrès social. La solution passe par les efforts de chacun pour obtenir un consensus à gauche. Les états majors peuvent hurler, les
militants/électeurs décideront seuls. Le moment de partir est venu pour les barons/imposteurs qui squattent les mandats et les fonctions pour assurer leur règne personnel. Le Parti Socialiste
reste à gauche, le seul qui puisse fédérer tous les électeurs y compris ceux du centre. Il a été mauvais parce que ses dirigeants l’ont été. Notre parti doit ressembler à la majorité
qui le compose. Cette majorité est faite des militants et des sympathisants dont la parole est libre. Cet oxygène a manqué ces dernières années au parti socialiste qui est devenu la
machine électorale de quelques notables bourgeois. Du sol au plafond, ce qui vient de ce passer au national a concerné les sections socialistes depuis bientôt dix ans. Notre projet doit
satisfaire les français avant de satisfaire les intérêts de la hiérarchie interne.
Au dessus des contingences politiciennes, la réussite d’un projet de gauche capable de résister aux sirènes du capitalisme est à notre portée. Pour cette
dernière chance, les militants socialistes doivent reprendre le pouvoir. C’est d’eux et d’eux seuls que dépend l’avenir du PS. Comme une eau trouble qui décante,
cette rénovation doit être visible de l’extérieur, pour qu’enfin la lisibilité revienne et que les français électeurs nous retrouvent!
C’est tout l’intérêt de cette leçon qui si elle n'est pas comprise, sera l'ultime!
BINGO pour Europe
Ecologie!
Ce soir les résultats affichés au théâtre de l’Olivier, sont très intéressants à plus d’un titre. Ils confirment ceux du national. Il ne faut pas se tromper, la droite UMP fait un score
avantageux au milieu d’une abstention majoritaire et elle renforce son pouvoir et son nombre d’élus. 70% de l’électorat a choisit un autre camp, mais le parti du président n’entends qu’une chose,
Sarkozy a gagné.
Le résultat du PS me touche et m’attriste. Il prend sur ses épaules, l’immensité des erreurs de ses dirigeants. Localement, la nullité sans équivoque de Guérini et de Caselli pour les bouches du Rhône, condamne le Sud- Est et ce parti à la médiocrité tant que ces individus resteront aux commandes. J’ai personnellement appelé sur ce blog et milité pour Europe Ecologie depuis des mois. La raison première était l’incinérateur de Fos, la pollution de notre bassin de vie et la trahison des socialistes du 13. J’ai contribué à ce mauvais résultat du PS, et si je revendique ce recul, c’est bel et bien pour que les dirigeants de ce parti soient mis en cause et quittent leur bunker fait de privilèges et de compromissions.
Le MODEM est lui aussi dans la nasse et c’est une bonne
nouvelle. Notre ami pharmacien qui a pratiqué le mélange des genres avant l’heure en quittant la droite pour adhérer subitement au PS et en s’alliant au Modem aux municipales, démontre au moins
qu’ils ont en commun le goût des alliances contre nature. Le manque de lisibilité est un handicap majeur en politique.
Je suis surpris des scores du NPA que j’attendais plus haut et surtout très étonné du faible score de l’alliance PC/Mélanchon qui à l’évidence est totalement improductive. Le PC seul était capable de ce score avec la crise qui secoue le pays et génère encore plus d’injustice. Autant le NPA apporte une nouvelle vision à gauche, autant le PC est piégé par un saltimbanque qui ne lui a apporte que du vent.
Tout à l'heure à l'Olivier, des amis me félicitaient gentiment d'avoir anticipé le score sur Istres des listes écologistes. Je dis très sincèrement que ce résultat est d’abord une tendance nationale et la conséquence de la médiocrité socialiste. Incontestablement dans ce bassin d’emploi et particulièrement à Istres, une aspiration nouvelle ce fait jour. Les plaisantins qui attendaient de Mr Mélanchon une issue à leur solitude, viennent de mesurer l’étendue de leur influence. Décidément au dessus de 16%, il y a peu de monde et chacun devra s’en souvenir. Dans le Sud Est, la liste Europe Ecologie termine largement devant le PS. Cette fois Martine Aubry devra comprendre où est l’erreur de casting de ce parti devenu cercle de notables locaux..
Il reste un espoir car la droite n’est pas bonne et elle le sait. J’ai eu plaisir à converser avec des
militants du NPA istréen. Ils sont pleins d’enthousiasme et d’énergie. Si je peux me permettre, le Front ne leur arrive pas à la cheville. Leur sincérité ne souffrira que du manque
d’expérience.
Si le PS se ressaisit, avec les verts et cette gauche naissante, demain comme dirait quelqu’un, « Ensemble tout sera
possible ».
A tout saigneur tout honneur, d'abord l'Amérique. Obama tente de rattraper les bourdes de son prédécesseur « shérif du monde » avec ce qui reste de l’économie américaine. L’Afrique elle, se débat entre épidémie et famine, pendant qu’une autre maladie ronge ce continent où la démocratie porte trop souvent un uniforme. Encore et toujours, ce sont les plus faibles qui payent les dictatures : Corruption, déportations et sous développement organisé achèvent le tableau. Plus loin à l’Est, 20 ans après Tian'anmen, la Chine continue de découvrir avec entrain l’économie de marché, et l’ex URSS n’en finit plus de sa perestroïka qui a généré une nouvelle nomenklatura, plus mafieuse que militaire, mais toujours corrompue. L’Europe elle, achève de se construire de nouvelles frontières, alors que seule une Europe politique est nécessaire. Le capitalisme a su s’imposer et l’autorité économique domine ce continent où pourtant les leçons de l’histoire se sont répétées. Dimanche, des centaines de millions d’européens vont exprimer leur choix. Sorti de son pays, chaque européen reste sourd au sentiment international et nul ne doute que la droite sous toutes ses formes va conserver tous les pouvoirs alors même, que la gauche européenne lui mange déjà dans la main.
La France elle somnole grâce aux Sarko-trafiquants. Les médias nous bercent d’illusions, les pit-bulls de l’Élysée comme Lefèvre, Guaino ou Darkos nous divertissent habilement pendant que derrière le rideau, une dictature s’installe. L’état envoie sa police sur des enfants dans les écoles, embastille durant des mois au prétexte de pensées terroristes, construit de nouvelles implantations militaires au moyen orient que nous payons avec nos impôts, pendant que nos télés et nos radios nous expliquent tout le bien qu’il faut penser du RSA pour crever en silence. Les laitiers broient du noir, les usines de pneus éclatent, le pouvoir d’achat s’effondre, la jeunesse n’a plus d’espérance, les universités se meurent à côté d’un hôpital infecté par une ex-pharmacienne. Le chômage explose, les comptes des bénéficiaires du bouclier fiscal aussi, mais la bonne nouvelle c’est que notre président a été le meilleur plus grand président de l’Europe depuis Napoléon Bonaparte. Voilà qui rassurera les familles à la rue !
Et pendant ce temps à Istres me direz vous? Et bien ça baigne. Le temps est beau, le jet d’eau va être déplacé pour des raisons troubles, les corridas s’annoncent comme riches et fastueuses, les impôts locaux aussi. Le montant de cette dîme reste à un niveau sans précédent malgré qu'on nous explique que les finances sont rétablies depuis deux ans. Les routes sont jonchées de rustines de goudron, au pire de traces de bitume entre les nids de poule. Les commerces du centre ville disparaissent dans l’indifférence générale, mais la fanfare nous annonce une médaille pour notre cœur de ville si brillant. Le privé va construire pour nos beaux yeux le forum des Carmes et dans le même temps d’autres investisseurs privés quittent le bassin. Allez comprendre les mystères de l’économie souterraine.
Voilà, ce matin après le petit rappel sur la liberté d’expression assassinée
hier, je voulais faire le tour de mon jardin et regarder attentivement chaque arbre, chaque bosquet qui se réjouit de l’arrivée du soleil. Finalement c’est bon de parler avec la nature, elle
apprécie qu’on s’intéresse à elle !
Pensez y Dimanche, faites vous plaisir, votez vert!
Les articles que je livre sur ce blog ne sont en rien des jugements. Ils ne sont que les regards instantanés d’un militant politique engagé. Voilà pourquoi certains commentaires
excessifs ou inutiles ne passent pas.
A Londres, le G20 a montré que la politique pouvait parfois donner un
sens à l’action concertée par les hommes de la planète. Même si le résultat est modeste, la reconnaissance des excès du libéralisme, le goût amer de cette crise qui n’en serait pas une et les
paradis fiscaux épargnés, il me semble que des bonnes volontés s’affichent enfin comme des puissances dirigeantes. Incontestablement l’arrivée de Barak Obama, a sonné le glas des marionnettes qui
derrière le rideau se bousculent pour faire allégeance à la puissance américaine. Si j’osais, je dirai que le grand noir a permis de clarifier la scène politique internationale.
De Strasbourg, je ne retiendrai que deux choses.
-La première: La France qui dans les faits avait depuis longtemps réintégré l’OTAN, aura par la volonté d’un tout petit président, abandonné pour partie son indépendance. Cela ne change rien, sauf que l’histoire retiendra comme pour De gaulle, que Chirac s’est opposé à volonté américaine malgré l’armée planétaire levée par Bush junior, et que Sarkozy aura lui sacrifié l’indépendance française simplement pour exister.
-L’autre chose sera la violence "tolérée" des casseurs dans les quartiers périphériques de la ville, alors que des milliers de policiers et de militaires quadrillaient parfaitement la cité alsacienne. Si des dérapages ont eu lieu, c’est bien parce qu’ils étaient utiles au scénario élyséen!
Terminons avec St Mitre. Retour à la case départ ! Sauf que le spectacle aura une fois de plus révélé, la crise politique qui ruine toute la gauche. Le représentant du MODEM
rejoint la liste PC entre les deux tours et démontre la fragilité des idées ou de la fidélité du centre. En y regardant de plus près, il suffit d’y reconnaître les intermédiaires pour que les
raisons politiques deviennent d’obscures raisons claniques, organisées depuis Istres. Au final, le PS y gagne un siège, mais à quel prix ? Sa doctrine de moins en moins lisible, va l’obliger
à gommer les raisons de ces turpitudes qui n’épargnent pas les militants. Pour les Européennes, PS, PC, MODEM, NPA et Verts vont devoir s’expliquer sur le fond puisque la forme n’y est
pas.
Seuls les Verts représentent à mes yeux une force politique capable de travailler pour les citoyens que nous sommes. Ils veulent que la crise motive une nouvelle façon de vivre économiquement notre société et en plus, ils sont les seuls à obliger leurs élus au mandat unique. Ils deviennent donc, les mieux à même de nous aider dans la lutte contre l’incinérateur Guérino-Gaudiniste de Fos sur mer! En plus, cela sera un bon moyen pour les électeurs socialistes du 13, de dire tout le bien qu’ils pensent des promesses socialistes de Caselli et Guérini. Je vous en reparlerai très bientôt.