Avril 2008, octobre 2008. Le temps a passé et l’envie
d’écrire m’a conduit à pousser souvent des textes entiers dans la corbeille de mon ordinateur. Il me semblait nécessaire d’écrire, mais moins important de faire savoir. Certainement des choses
personnelles, encore trop brûlantes pour passer l’écran. Donner son opinion, ce n’est certainement pas vouloir régler ses comptes.
L’explication vaut aujourd’hui
pour tous ceux qui écrivaient insanités et mensonges sur le caniveau-blog, en pensant faire de la politique. Ils sont aujourd’hui confrontés aux crocs baveux et haineux de leurs propres copains
de cage. Dommage, ils auraient pu être des humains.
La raison de mon retour, et donc de cette publication, est simple. L’ambiance financière est à son comble, les médias font ce qu’ils peuvent pour relater les faits, mais le pouvoir de l’argent
est si fort que la normalisation frappe dans presque toutes les rédactions. Alors les militants engagés comme je le suis, doivent jouer à plein leur rôle et dénoncer cette parodie de république.
Le PS prépare sont congrès et pour autant même si les débats ne sont pas les bons, l’opposition reste un élément indispensable de la démocratie. La gauche est majoritaire dans les régions, les
départements et les villes. Sarkozy a torpillé les frontières politiques et acheté certaines personnes. La gauche et le PS ont eu à souffrir de ces « gamelleux » indignes qui
trahissaient non pas seulement leurs camarades mais un idéal. Aujourd’hui, ils ont mangé leurs chapeaux, leurs mains et comme ils n’ont aucun amour propre, ils ne leur reste plus que l’hypocrisie
pour habiller ce qui leur reste. Fadela, Bernard et tous les autres, ce n’est pas la figure qui vous manque, c’est la conscience d’être l’alibi d’un tueur en série appelé Nicolas. Pour vous, le
paraître est nourrissant. Pour beaucoup de français c’est un drame journalier. Les reculs sociaux n’ont jamais atteint le niveau de ceux qui ont été entrepris et réalisés par vous et vos collègues du gouvernement. Le frétillant locataire de l’Élysée a même réussit à défaire la constitution sans le dire. Fillon est devenu grand chambellan et
les ministres ouvrent les portes, sourient pour les photos et signent sur ordre ce qu’un autre décide pour eux. C’est lamentable !
Quelles raisons peut-il y avoir pour que les postiers, les enseignants, les travailleurs de l’état, les gars de chez Renault et toutes les autres cibles de Sarkozy fassent des grèves ? Et bien ces « gueux » veulent conserver leurs emplois, pour faire vivre leurs familles, si cela est encore possible avec ce qu’il reste de leur pouvoir d’achat. Mais pourquoi alors les traders, les banquiers et autres financiers de haut vol, eux ne font-ils jamais grève ? Et bien parce que leur pouvoir d’achat à eux monte toujours, leurs parachutes dorés assurent la sécurité pour des décennies et que maintenant, notre gouvernement top libéral a choisi d’effacer leurs fautes, leurs gâchis financiers et les vols…….. avec notre argent, par l’impôt ! Elle est pas belle leur vie ? Mais au fait, qui a dit que les socialistes dépensaient toujours à contre sens en tentant de maîtriser tous les leviers économiques, tout en gardant la main sur les banques ? Ce sont nos chers politiciens de droite bien sur. Après le bouclier fiscal pour les riches, Sarko invente la lapidation fiscale pour les autres.
Nous avions nationalisé en 81 tous les canards boiteux de la finance et de l’industrie. La droite les a revendu ensuite, lorsque tous étaient redevenus des fleurons et que les financiers rêvaient de récupérer les futurs profits. Aujourd’hui, la même droite re-nationalise hypocritement et sans le dire, parce que nous avons eu tort d’avoir raison avant eux ! Est-ce pour autant que les socialistes sont forcément meilleurs que les autres ? Je ne dis pas cela, mais dès le départ, les socialistes tentent eux, de faire en sorte que tous les citoyens profitent des gains financiers et des progrès générés collectivement. C’est une autre vision de la société !
Demain on nous promet à Istres un gigantesque jet d’eau au milieu de l’étang de l’Olivier. Je ne discute pas l’intérêt de ce projet, il a été choisi par une majorité d’Istréens avec le Grand Istres. Mais justement, ce matin un ami natif d’Istres me disait avoir reçu ses impôts locaux. La note est sévère ! Le Maire accusera certainement ses prédécesseurs, c’est de bonne guerre et après tout il en faisait même parti pour 50% du mandat précédent. J’ignore aussi comme beaucoup, le montant de ce projet qui fera d’Istres paraît-il, la Genève provençale. A choisir, j’aurai préféré leurs finances à leur jet d’eau, mais bon la majorité municipale décide seule. Pourtant sans polémique aucune, je voudrais dire à M. le Maire et à son équipe qu’ils seraient grandis par le report de ce projet à une période plus compatible. Par les temps qui courent et la baisse de pouvoir d’achat encore à venir, des dizaines de milliers de chômeurs vont arriver, même si la crise financière s’arrête demain. Je sais qu’il ne faut en rien supprimer la part du rêve dans un projet, mais je crois profondément que ce rêve pourrait vite devenir cauchemar avec l’excité qui dirige notre pays.
Le sens des responsabilités d’un élu rassemble tout autant, l’audace du visionnaire que la sage clairvoyance du gestionnaire. Il n’y aura aucune reculade à reporter un projet, mais il y aurait de l’inconscience à dépenser en futilité, lorsque l’essentiel risque de manquer. L’étang de l’Olivier est certes un écrin sans pareil, mais ne peut-il attendre encore quelques temps pour être soigné ?
Je crois personnellement que si quelqu’un a besoin d’une douche froide pour calmer sa frénésie maladive, ce n’est pas l’olivier, c’est Nicolas.
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