Formidable réunion de quartier hier soir au Prépaou. Une salle pleine (près de 150 personnes), une ambiance chaleureuse, des jeunes (et des moins jeunes) qui
avaient envie de parler, d’échanger.
Décidemment, ces réunions de quartier vont crescendo, et ça fait chaud au cœur.
Le plus encourageant ce soir fut sans aucun doute l’esprit positif qui animait tous ces jeunes.
On les sentait intéressés par leur avenir, par les projets qui leur étaient proposés, par la façon dont nous envisageons de prendre en compte leurs problèmes, concrètement, sans les abuser ou
leur faire miroiter des choses impossibles.
On a entendu leur ras le bol des méthodes clientélistes, des fausses promesses.
On les prenait enfin pour des adultes et non pour des gogos qu’on endort avec une promesse d’emploi ou de logement qui ne viendra jamais.
Beaucoup de membres de notre liste habitent ou ont habité ce quartier. Ils le connaissent bien, sont convaincus du potentiel qu’il recèle, de l’envie de tous ces jeunes de s’en sortir pourvu
qu’on leur en donne les moyens.
Parce que nous les respectons, nous ne leur avons pas promis de les embaucher tous à la mairie, nous leur avons parlé concret.
Avec Mohamed, Azis, Adèle, nous leur avons annoncé la création d’une antenne de la maison de l’emploi, au cœur de leur quartier, l’installation d’une maison de l’adolescent sur la ville pour
prendre en compte le mal être et le besoin de parole, l’aménagement d’une maison de quartier à Rassuen, les futures possibilités d’accession sociale à la propriété et la priorité au logement
social.
Une nouvelle étape qui nous conforte dans notre certitude qu’avec la démocratie participative, nous avancerons tous pour mieux vivre ensemble.
par Alain Detavernier
publié dans :
Démocratie participative
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Dans son édito du dernier Istres Mag, Madame le Maire fait une courte allusion au Conseil des Sages et au lien intergénérationnel. L’occasion de revenir sur
cette instance qui se veut de concertation et qui ne l’est pas vraiment.
Bien sûr, le Conseil des Sages, composé de personnes qui se sont investies complètement, a beaucoup et bien travaillé durant plusieurs mois. Mais pour quel résultat ?
Son rapport sur la solidarité intergénérationnelle fait un peu penser aux nombreux rapports dont N.Sarkozy nous abreuve. On réunit des personnalités éminentes, on les fait réfléchir, on médiatise
le résultat de leurs travaux et puis… plus rien.
Oh bien sûr le document du Conseil des sages a été transmis aux autorités « afin de faire partager ce travail à d’autres collectivités ». Mais pourquoi ne pas commencer par la nôtre ? Et
pourquoi tous les conseillers municipaux n'ont ils pas été destinataires de ce rapport ?
La présentation faite le 15 novembre au cinéma Coluche n’était même pas publique (seules deux ou trois personnes extérieures au Conseil des Sages s’étaient invitées, dont une qui dormait
consciencieusement pendant la présentation).
Le Conseil municipal n’était évidemment pas invité et aucune présentation de ce travail intéressant n’a été faite devant le Conseil municipal.
Où se situe la concertation et l’échange ?
Plusieurs membres de cette instance nous ont fait part de leur déception et de leurs doutes sur la pérennité de leur action.
Comment s’en étonner quand on voit que, pour l’auteur du programme municipal de la grande démesure, la démocratie locale se résume en une phrase : « Il suffit simplement d’écouter et de
synthétiser »
Autrement dit : faites moi part de vos idées, je m’occupe de tout…
Ce n’est pas notre conception de ce que doit être une démocratie participative active.
Il s’agit d’une concertation permanente, d’échanges réguliers, de conclusions présentées et discutées en Conseil municipal, d’intégration des propositions retenues dans les programmes
d’action.
C'est pouruqoi nous proposons de péréniser le Conseil des Sages mais en lui permettant d'être effectivement un partenaire actif.
Une vraie démarche collaborative et non une concertation alibi.
par Alain Detavernier
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Le retour, depuis décembre 2006, de pratiques que l’on croyait révolues, les méthodes utilisées pour manipuler certaines associations, les tentatives
d’intimidation, tout montre qu’un mauvais choix en mars prochain ne pourrait qu’entraîner un recul de la démocratie locale.Et tout recul en ce domaine ne peut que laisser la place à
l’autoritarisme, au pouvoir personnel.
Nous sommes convaincus que les Istréens ne veulent plus de cette façon de gérer la ville, qu’ils souhaitent devenir acteurs de leur cadre de vie, qu’ils
veulent exercer leur responsabilité de citoyen, participer au renouvellement du débat public.
C’est pourquoi nous avons la volonté de développer une véritable démocratie participative, en créant les structures appropriées, en développant la
concertation, en privilégiant les échanges simples et respectueux.
C’est ainsi que nous redonnerons du sens à l’action publique.
Fiche 2a – Une démocratie locale renforcée.

par Alain Detavernier
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