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Un partenaire de gauche parle du candidat socialiste comme d’un « capitaine
de pédalo ». Etonnant ce langage violent qui ressemble aux saillies de JM Le Pen. Qu’est-ce qui motive cet énergumène qui doit trente années de sa carrière au PS et qui méprise à ce point le
choix de millions de français lors d’une primaire qui a redonné le pouvoir et l’expression aux citoyens. J’ai eu tort en son temps de reconnaître à la fois le charisme, l’engagement et les
qualités intellectuelles du soldat Mélenchon. Je dirais que le Front lui est monté à la tête et qu’il va détruire le capital électoral restant du pauvre parti communiste dont le malheureux
Laurent, ne favorise déjà pas le renouvellement des forces. Les militants communistes ne sont pas dans le culte de la personnalité qu’impose le braillard du parti de gauche et les électeurs qui
votent communiste n’attendent pas après les oukases et les saillies verbales pour changer leur sort dans la crise actuelle. Décidément la haine et le plaisir indéniable que prend JL Mélenchon à
insulter et vociférer pour exister, me rappelle sérieusement un petit personnage à moustache et manteau de cuir qui à Istres utilisa son blog
pour faire selon lui, de la politique, alors qu’il ne faisait que singer une hyène aux abois. Bref espérons que cette bête soit classée comme nuisible par les professionnels, car s’il faut bien
reconnaître quelques utilités aux charognards, reste que ce ne sont pas des animaux fiables, ni de bonne compagnie.
Justement parlons écologie. Nul ne peut nier qu’ils ont eu raison avant tout le monde et les Dumont et autres Bombard étaient d’authentiques écologistes. Est-ce suffisant pour justifier que l’écologie puisse être un parti politique ? Bien sûr que non ! Pas dans l’état actuel de leur conception d’un parti de gouvernement. Sur ce blog, les textes y sont encore présents, j’ai pris position pour EELV aux européennes car ils avaient un bon projet et qu’en plus celui du PS était mauvais. Par chance, leur victoire m’a conforté dans le sens où justement leur rôle est bien plus efficient dans des structures de ce type que dans la gestion purement politique d’un pays. Pour preuve l’Allemagne si souvent citée en exemple où la complémentarité des Grünens avec le PSD dans la gestion des landers se déroule sans difficulté. Pour conclure, leurs atermoiements qui cachent en réalité un besoin de financement pérenne, devraient rendre tous ces gens plus écologistes dans l’expression de leurs attentes légitimes, mais le moins que l’on puisse dire est que leur intrusion grossière en faveur de Martine Aubry dans la primaire socialiste, fut une imbécilité ! Ajoutons à cela le choix de F. Hollande de réduire de 30% la part du nucléaire qui devrait les rassurer et qui au contraire incite les uns et les autres à la surenchère. Mais justement, le capitaine tient fermement la barre et les français peuvent être rassurés! Doucement mais surement la part du nucléaire recule.
Concernant la droite et la remontée dans les sondages de son candidat putatif, ne perdons pas de vue que c’est son bilan et le personnage que les français vont juger au printemps prochain. Notre triple A n'est que de façade puisque les taux du crédit accordé à notre pays, sont ceux des mauvais élèves. Comprenne qui pourra ! L’adversaire réelle du président sortant reste Marine Le Pen qui se trouve en situation de récupérer son ancien électorat que le Sarkozy version 2007 avait ouvertement dragué. Les visites de terrain du « président/candidat » sous la protection de milliers de policiers et devant des militants UMP triés sur le volet, ne trompent personne. Avril 2002 trouvera peut-être sa réplique politique dix ans après l’échec de Jospin. J’espère qu’à ce moment François Hollande républicain incontestable sera traité par la droite, comme la gauche républicaine le fit pour Chirac ! Reste que ce ne seront pas les avatars de notre adversaire qui feront gagner François HOLLANDE, mais bien plus surement la qualité de ces propositions et surtout son engagement lisiblement de gauche ! Sans promettre l’impossible mais sans oublier non plus que la politique, c’est d’abord l’outil de ceux qui refusent de se soumettre à toutes formes de contraintes autres que celle de la démocratie lorsqu’elle s’est librement exprimée. La finance, les lobbys, les agences de notation et les petits cercles d’amis ne peuvent être les auteurs des réponses aux maux d’une société exsangue. Pour être et rester politique, il faut savoir oser, inventer ce qui n’existe pas encore et faire montre d’audace sans jamais se soustraire aux règles qui donnent toute la légitimité à l’action !
L’exemple merveilleux de Danièlle Mitterrand qui vient de nous quitter doit être celui qui nous guide par sa générosité, sa créativité et surtout sa conscience politique qui fit que sur 87 années de vie, 70 furent consacrées à lutter contre l’injustice et à aider les plus malheureux. Jamais son drapeau ne fut mis dans sa poche et pourtant le respect, et l’amour pour son illustre mari ont dû la contraindre à gérer plus finement son action. L’histoire nous montrera que le couple Mitterrand a plus fait pour le bien des autres que la réalité ne le montre aujourd’hui. Devant des personnes si belles, le silence ne doit pas seulement être un signe de respect mais aussi un moment d’inspiration.