Habitué des shows à sa gloire, avec de gros moyens, beaucoup de personnel mairie et un savoir faire plus lié à l’expérience qu’à la créativité, hier soir, Mr Bernardini au théâtre de l’Olivier, s’est offert un étonnant meeting de campagne post-électorale.
L’idée de donner la parole aux habitants et d’expliquer la situation sans y faire sa propagande, aurait pu être une bonne initiative. Dans la pratique, cela ressemblait plus à la présentation d’un catalogue qu’à un échange. Bien sur, l’apparence comme pour tout catalogue publicitaire, éveille l’envie du consommateur qui fait son choix. Mais, à l’arrivée car il y a une arrivée, il reste le montant total de la commande et à faire le chèque ou le virement. L’ambiance n’est pas la même si l’on paye avec son compte personnel ou avec celui des autres. Toute la différence est là ! Comme pour le tabac, il devrait y avoir des recommandations sur les catalogues comme le votre. "Dépenser trop nuit gravement à la baisse des impôts ", surtout en temps de crise.
Selon le Maire, grâce à des échanges, des reventes, et son intelligence, il n’y aura aucune augmentation d’impôts ! Galéjade… Même en ayant provisionné vos achats avec une hausse préalable de 14% pour les six années de votre mandat, il restera : la baisse des taxes professionnelles des grandes entreprises, l’entretient courant des bâtiments communaux, celui des voieries que vous finirez bien par entreprendre un jour, les besoins croissants des écoles, le moins d’argent pour chaque ville du SAN devenues six au lieu de trois et les impondérables. Par quelle magie et sans accroître l’impôt, pourrez vous réaliser vos annonces ? J’ai bien compris que vous ne confondez pas investissement et fonctionnement. J’ai aussi pris bonne note que le sieur Granié du San et Guérini du Conseil Général, soudain pris d’affection pour vous, allaient cofinancer vos projets. Cofinancer signifie bien qu’il y a tout de même un autofinancement? De plus, si vraiment rien ne va manquer, pourquoi vous en prendre aux rémunérations des employés de mairie. Vous prétendez être de gauche, et pourtant vous revenez sur un acquis social, négocié avec les syndicats ! Ailleurs, vous invoquez la médiocrité de votre prédécesseur. Soit ! Assumez au moins le fait que ce fut votre choix testamentaire pour la mairie, et que pour le SAN vous aviez appliqué le même critère qualité. Et oui le temps passe, les actes restent.
Je comprends l’ivresse de votre retour aux affaires et qu’il faut relancer la marche en avant de notre ville. En évitant votre habituel « ceux qui sont réservés ou opposés ne sont que des perdants ou des aigris », pourriez vous dans votre bonté admettre, qu’un istréen sur deux, ne souhaite pas être endetté par vous pour les dizaines d’années à venir ?