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Patrick Grimaldi élu secrétaire de la section locale du
PS
Le 22 novembre 2008
86 votants sur 182 militants socialistes se sont prononcés jeudi soir
Trois candidats étaient en lice vendredi à la salle des rencontres du collège Savary pour désigner le nouveau secrétaire de la section d'Istres du parti socialiste. Avec 56,5% des voix,
Patrick Grimaldi s'est imposé face à Jean-Pierre Boutonnet (38,8%) et Jean-Jacques Hattar (4,7%). Il succède ainsi à Alain Detavernier, tandis que se déroulaient parallèlement les
élections pour désigner les secrétaires fédéral et général du parti socialiste.
Rassembler
Sur 182 militants locaux, 86 votants se sont exprimés. Une lourde abstention comparable à celle
enregistrée au niveau national."Notre tâche est considérable pour redonner confiance à nos militants et à la population, souligne Patrick Grimaldi. Les valeurs de gauche sur l'école, la
santé, le service public... sont mises à mal par le gouvernement. Son message de "gagner plus en travaillant plus" avec les heures supplémentaires n'a jamais été aussi flou avec son
intervention dans l'économie. Effectivement on va travailler plus étant donné que des employés sont mis en congés forcés (en référence à ArcelorMittal)." Cet ingénieur, responsable
hygiène sécurité environnement à l'usine Arkéma de Fos, est marié et père d'un enfant de 17 ans. Syndicaliste CFE-CGC, il est entré au parti socialiste en avril 2006. Il a mené la
campagne des municipales aux côtés de Patrice Gouin."Il n'était pas bien vu de tous les militants, alors que pour avoir travaillé avec lui je l'apprécie. Je tiens à dire que je suis le
secrétaire de tous les socialistes d'Istres et qu'à ce titre je peux travailler avec tous. Ma vocation est de rassembler." Interrogé sur les aléas du congrès de Reims, le secrétaire de la
section locale se dit: "convaincu par la motion de Benoît Hamon. Vu qu'il n'est pas passé, je compte voter pour Martine Aubry comme il a appelé à le faire. Pour certains elle représente
un ancrage des éléphants du PS, mais c'est quelqu'un qui est garant des valeurs de gauche. Si c'est pour instaurer une politique libérale on ne le fera jamais aussi bien que la droite.
Derrière cette élection, l'essentiel est surtout d'élaborer une véritable ligne politique du parti en replaçant l'homme au centre des préoccupations de la société."
Par Maxime Lancestre (mlancestre@laprovence-presse.fr)
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Il veut faire annuler l'élection
locale du parti socialiste
Le 23 novembre 2008
Jean-Pierre Boutonnet était candidat au poste de secrétaire de section
Il parle "avec l'indignation d'un militant bafoué." Car il est des "injustices" que Jean-Pierre Boutonnet ne peut laisser passer. Ce militant de 47 ans était candidat au poste de
secrétaire de la section locale du parti socialiste, remportée jeudi soir, à 56,5%, par Patrick Grimaldi. Une élection que Jean-Pierre Boutonnet considère "invalide". Il a donc demandé un
recours en annulation auprès de la fédération nationale du PS.
Il s'explique: "Un listing fourni par la fédération des Bouches-du-Rhône du PS faisait état d'environ 70 adhérents en juin dernier. Cinq mois plus tard, il y en 180. Soit Alain
Detavernier (l'ex-secrétaire de section, ndlr) a particulièrement bien travaillé pour recruter autant de militants, soit, pour élire une personne, on a gonflé les effectifs." Il ajoute:
"Je ne remets pas en cause le principe de démocratie qui consiste à se présenter devant ses pairs et les laisser décider, mais je pensais avoir une famille normale, or elle s'est agrandie
d'un coup." Sans détour, Jean-Pierre Boutonnet dénonce "des fraudes. Il y a eu tricherie, précise-t-il. Lors de la dernière réunion, certains militants se sont plaints en public, parce
que leur adhésion n'avait pas été prise en compte. Quelques jours plus tard, ils reviennent pour voter, avec une carte validée... six mois plus tôt. Et cela concerne uniquement les
militants d'un des candidats. Ça interpelle."
Jean-Pierre Boutonnet, qui a soutenu Alain Detavernier, se défend de faire de cette élection de jeudi une affaire de personnes, Patrick Grimaldi ayant suivi Patrice Gouin lors des
dernières municipales. "Je pense simplement aux militants qui étaient derrière moi." Mais la division entre les "clans" Detavernier et Gouin est manifeste dans ses propos. "Il y a eu une
cassure, l'alliance (de la liste de Patrice Gouin) avec l'UMP, face à une liste officiellement investie par le PS, était inconcevable, reprend-il. Un parti se dote de règles, elles n'ont
pas été respectées. Et je ne conçois pas que des personnes qui les ont transgressées soient investies. C'est un manque de cohérence, qui est une des causes du manque de lisibilité du
parti." "Je ne veux pas vivre avec de la rancoeur, ajoute-t-il, mais s'il y a une injustice, je me dois de la dénoncer, la cacher n'aide pas à faire avancer. Ma colère et ma détermination
viennent de là."
Jean-Pierre Boutonnet attend aujourd'hui la réponse de la fédération nationale du PS. "De celle-ci, dépendra la suite à donner" ajoute-t-il, n'excluant pas un recours au tribunal
administratif.
Par Stéphanie Durand (sdurand@laprovence-presse.fr)
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