Les déclarations de F.Bernardini, dès dimanche soir, n’augurent rien de bon pour l’avenir. Ce sont moins les propos agressifs (on connaît le personnage) qui
sont inquiétants que l’impression que rien n’a changé dans la vision de l’intercommunalité du nouveau maire d’Istres.
F.Bernardini en est resté à ce qu’il pensait lorsqu’il était directeur général du San : l’intercommunalité n’est qu’un outil chargé de redistribuer les recettes fiscales en fonction des besoins
exprimés par les villes. Que reste-t-il de la mutualisation des moyens et des compétences pour aborder positivement les grands enjeux de notre territoire ? On peut sérieusement se le
demander.
Tous au long de la campagne électorale, nous avons insisté sur l’importance d’une réelle solidarité et d’une franche collaboration pour faire avancer les principaux dossiers, emploi, économie,
logement, aménagement du territoire, environnement.
Toute autre position ne peut mener qu’à l’échec.
On sent bien, à la lecture de la presse ces deux derniers jours, que le risque est grand de voir demain Ouest Provence être d’abord le champ d’affrontements politiciens (qui n’existaient plus
depuis longtemps mais étaient malheureusement réapparus depuis décembre 2006)) plutôt qu’un collectif soudé où, dès demain, tous mettent en commun leurs compétences et leurs complémentarités pour
faire avancer notre territoire et donc nos villes.
Surfer sur l’esprit de clocher n’es-il pas une vision dépassée de la gestion de nos territoires ?
par Alain Detavernier
publié dans :
partenariat intercommunal
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