Si l’on y ajoute les 1 095 bulletins nuls, ce sont près de 10 000 électeurs qui ont refusé de choisir un candidat. N’est-ce pas là, en fait, la principale
information de cette élection municipale ?
Désintérêt pour le scrutin municipal, désenchantement, déception envers les responsables politiques, les analyses peuvent être multiples, elles n’en restent pas moins inquiétantes pour l’avenir
de notre système démocratique.
Mais faut-il s’en étonner ? Quand on privilégie le clientélisme qui encourage à l’individualisme et à l’égoïsme, quand on cache ses engagements politiques, quand on hésite à affirmer ses vraies
valeurs pour tenter de « ratisser large » comme on dit, quand on tient les habitants à l’écart de la gestion municipale, quand on décide pour tout le monde en escamotant le débat, quand on
privilégie une campagne municipale faite d’invectives, d’attaques personnelles, de menaces et d’intimidations, faut-il s’étonner que nos concitoyens se détournent de ce qui devrait être le moment
fort de la vie locale ?
Il faudra beaucoup de pédagogie, beaucoup de démocratie participative, beaucoup de respect des gens pour leur redonner l’envie de participer.
En prenons-nous le chemin à Istres ?
par Alain Detavernier
publié dans :
Municipales 2008
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philistins, petit clin d'oeil à oracle