Le fait qu’en politique il faille en permanence donner des gages à son propre camp, pénalise dès sa victoire,
l’autonomie d’une majorité nouvelle. Ce que Mitterrand avait appelé la « France Unie », et que Sarkozy nomme l’ouverture, et bien
Istres l’a conjugué au dernier conseil municipal. Est-ce à dire que cette ouverture est une erreur politique ? Démocratiquement bien sur que non. Tous les électeurs croient être ainsi
représentés. Mais politiquement ? Pensez vous vraiment qu’un patron d’exécutif puisse un instant prendre le risque de faire un cadeau en renforçant ses adversaires ? Ceci ne
peut-être acceptable que si et seulement si, l’adversaire devenu cogérant, adopte de facto l’attitude de la poule devant
une fourchette. En clair que son ministère soit celui du silence. Par contre, pour l’auteur de l’ouverture, la voie est royale.
Au futur, comment les électeurs qui avaient voté pour les nouveaux entrant peuvent-ils réagir ? Méfiants, ils s’abstiennent au prochain scrutin, et se faisant ils votent indirectement pour
celui qu’ils combattaient. Echec pour eux! Voter pour, c’est avaler son chapeau, re-Echec ! Reste le vote extrême. Moralement contraignant, on peut y exprimer sa différence, mais elle favorise aussi l'adversaire. Donc échec, Mat ! Ainsi Mitterrand renforça le score du FN, et aujourd'hui Sarkozy
engraisse vaillamment le facteur de Neuilly. Et à Istres ? Et bien à Istres rien n’est différent. Sauf qu’au train ou vont les choses, les excès des dirigeants socialistes du SAN ou du CG
contre Bernardini, le conduise tout droit dans les bras du maire de Marseille. Bien sur, tout ceci ne se fera pas dans la lumière, mais objectivement quelle autre solution peut-être offerte au
maire d’une ville assiégée et privée de ressources ?
En démocratie, la victoire condamne donc la majorité à composer avec les perdants. Si elle ne le fait pas, elle
paraît s’isoler, si elle le fait elle perd son âme. La semaine suivant les municipales, F. Bernardini me proposa de siéger au SAN avec le Grand Istres. Je refusais sa proposition du fait de nos
différences, mais aussi en souvenir de la nomination pestilentielle au SAN de l’un de mes anciens colistiers, après notre défaite face à Mme Joulia. Je n’oublierai jamais ce handicap moral qui
anesthésia dès lors, toutes nos actions dans l’opposition. Cette attitude politique qui consiste sous couvert d’ouverture à accepter n’importe quoi, dégrade la lisibilité politique que doivent
avoir les électeurs pour un vote. Il ne s’agit pas de refuser l’idée d’alliance, il s’agit seulement d’être le plus clair possible dans le projet.
Le concept droite/gauche est né de la position géographique des députés dans l’assemblée constituante. Il symbolise deux projets de sociétés différents. Cette logique du contraste dite bloc
contre bloc, évite l’influence des minorités au centre et aux extrêmes, génératrices de chaos politiques. C’est aux femmes et aux hommes, à
l’intérieur des partis, d’ajuster leurs propositions pour satisfaire l'électorat. Faire passer les individus d’un banc à un autre ne change que les majorités, mais pas le
sens de leur action. Regardez Besson, Kouchner et Fadela Amara. Pensez vous vraiment que Sarkozy ait changé de politique à cause d’eux ? Le seul risque pour lui sera de les remplacer. Mais
les Lang ou Allègre sont nombreux, n'ayez crainte! Pensez vous également que Rocard ou Juppé soient crédibles face au Roi qui décide de tout,
tout le temps ? Il faut reconnaître que l’art de la politique n’est pas donné à beaucoup mais par contre, beaucoup
peuvent le comprendre.
Il suffit de regarder avec qui et vers où !
L’ensemble des commentaires concernant les articles que j’ai mis en ligne depuis des mois, m’amène aujourd’hui à un questionnement global.
Est-ce que l’autonomie de penser, face au politiquement correct, a encore une raison d’être ? Est-ce que face au bulldozer médiatique, le militant politique ou plus généralement le citoyen, est encore un récepteur actif ou est-il tellement manipulé et depuis si longtemps, que sa volonté est anesthésiée ? Se peut-il que parce que la gauche n’a pas de leader qui réussisse à émerger, que les citoyens oublient que le peuple dans son ensemble, « est et reste » l’acteur unique de son destin, même sans un champion ou une championne pour le représenter ?
Les électeurs de droite sont aussi désappointés que ceux de gauche par les dérives engendrées par le système Sarkozy qui entraîne de facto, l’effondrement des piliers de notre Vème république.
La nomination d’un fils, le placement d'amis dans les banques et les entreprises, l’ouverture perverse à des
opportunistes politiques ou l’écrasement méthodique de l’opposition parlementaire, les promesses provocatrices et les dérapages verbaux, bref la méthode Sarko, n’est malheureusement que la partie
visible de l’iceberg. Sous l’écume quotidienne des annonces que fait paraître une presse financièrement ligotée et de médias sous tutelle, se cache une tyrannie d’un autre âge. Derrière une
intelligence remarquable et au service d’une ambition maladive, se cache un homme politique dont tout le parcours n’est qu’une série savamment réussit de coups, de trahisons et de manipulations
destinées à la conquête du pouvoir. Evidemment tout ceci est commun à ceux qui atteignent la plus haute marche du podium. Oui cela est vrai, mais après son accession, aucun n’a continué de
tirer vers le bas toute la classe politique pour en rester le maître ! La route parcourue par chaque citoyen ces dernières années, au prétexte de la mondialisation ou de la crise
financière, mène le troupeau à une seule destination. « La soumission ». Pas celle
parfois nécessaire à franchir une étape par l’ajout d’une autorité salvatrice, mais plutôt celle qui devient indispensable à celui qui la possède, quant l’adhésion de ceux qui la subissent
n’existe plus.
Le temps est long pour démontrer l’existence d’une dictature rampante, il est encore plus long pour s’en débarrasser, et malheureusement une génération ne suffira pas pour en effacer les
blessures.
Il ne sert à rien de reprocher à la gauche son manque de cohésion lorsque le mal qui s’abat sur la France n’est
déjà plus un mal politique, mais un accident de notre histoire. Chaque scrutin est un antiviral démocratique contre ce fléau et seul ce remède, peut encore nous éviter cette pandémie politique.
En conscience, la démocratie est bien sur, la moins pire des dictatures, mais historiquement avant chaque dictature, comme pour la météorologie, le soleil brillait avant la pluie. Ce ne sont ni
les pauvres afghans reconduits, ni les caprices présidentiels qui font la dictature, c'est le silence qui suit chacun de ces évènements. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce
silence ne donne pas le sentiment que nous sommes fiers de notre pays.
Et, contrairement aux apparences, le silence, tout le monde l'entend!
Se questionner sur l'orientation du monde, vaut
souvent mieux que de regarder dans le petit jardin hexagonal qui rend le citoyen franchouillard ou génial, selon qu'il soit conscient ou non du rôle qui est le sien. Ce qui compte n'est
pas le résultat, mais la façon d'y parvenir. C'est à ces petits détails que nos enfants jugeront notre action présente qui n'est jamais, disait le
philosophe, que du passé en préparation.
Le Pdg de France Télécom aura mis 24 suicides réussis et 14 ratés dans sa gibecière avant de céder à l’évidence, "Mourir vaut mieux que souffrir". Dans des dizaines d’entreprises, la détresse
fait qu’après la dépression, la mort apaise enfin les salariés et jette leurs familles dans la souffrance. Pas les responsables, pas les
politiques ! Curieux n’est ce pas ?
Deux millions de citoyens disent à leurs gouvernants, qu’ils souhaitent un référendum national sur un service public auquel ils sont attachés. En réponse, la
droite méprise la démarche et caricature l’action au prétexte que son projet n’est pas la privatisation et que de toutes façons les socialistes ont fait pareil avant !! Niveau école
maternelle…. En parlant des socialistes, eux ont réussi leur votation interne avec moins d’un militant sur deux qui a voté ( ?) sur un effectif global dont on peut penser que la moitié au
moins n’est pas réelle. Martine est contente et Jean Noël jouissif. Ils espèrent une belle portée au printemps des régionales, mais le vilain Vauzelle a déjà opté pour une liste avec des
gagneuses comme Laurence Vichnievski, l’autre juge d’Europe Ecologie.
Morale: Ce n’est plus l’ouverture, c’est la
couverture !!
Dernière recrue de Sarko, le ministre de la culture du nom de Mitterrand défend un peu précipitamment Roman Polanski, artiste au passé sulfureux et à la double nationalité française et américaine. Avant d’être ministre, dans un livre paru il y a cinq ans cet homme avoue, un passé douloureux et une vie sexuelle tournée vers l’Asie et son tourisme sordide. L’incendie médiatique est tel que le ministre doit expliciter ses écrits. Après tout, il est ministre de la république, il n’y a là rien d’anormal. Dont acte ! Ce matin sur une radio nationale, cette fois les journalistes défendent le ministre et font l’éloge de Gide, Céline, Michel Simon et d’autres, au prétexte que l’art nécessite le sacrifice de la morale et au passage de victimes innocentes. Donc, ce n’est plus le génie créatif ou visionnaire qui fait l’artiste, c’est la misère de l’auteur confondue avec celle des innocents sur son parcours.
En résumé, l’état français par la voix de F. Mitterrand a défendu Polanski au prétexte qu’il avait souffert dans le ghetto de Varsovie et lui même est intouchable au prétexte que sa vie passée a été troublé par une orientation sexuelle douloureuse ! Morale de l’histoire : Un ministre de la république peut critiquer la justice d’autres nations, pendant que dans son propre pays, lui même refuse une critique qui pourtant n’est pas encore la justice!!!
Pendant ce temps, 1000 chômeurs par jour continuent d’arriver, nous en serons bientôt à cinq millions, toutes tricheries corrigées et même le très rigolo Alain Juppé ose dire que le mari de Carla, nous prend vraiment pour des « cons ». Il y a une crise, mais pas seulement une crise économique!
Une bonne nouvelle tout de même. Obama a reçu le prix Nobel de la Paix car il tend la main au monde au lieu de distribuer des gifles comme son prédécesseur.
Pas mal pour un afro-américain n'est-ce pas!
Morale: les racistes ont raison. Ces gens de couleur ne sont pas comme nous, ils sont bons.
Entre deux commentaires ou deux reportages sur notre président, radios, télés et presse abordent sur la pointe des pieds, la présentation du prochain budget de la République Française. C’est une catastrophe à venir qui va affaiblir encore la consommation intérieure et renforcer ainsi la seule croissance qui existe sous Sarkozy, celle du chômage. Depuis son arrivée, tout a été fait pour protéger ou donner de l’argent aux plus riches et ponctionner ceux qui étaient déjà à la limite de la noyade. Comparez par exemple : bouclier fiscal, taxe carbone, taxations des indemnités d’accident du travail, l’augmentation du coût des énergies de base, les prêts cadeaux aux banques amies, la baisse de la TVA aux restaurateurs qui n’a rapporté qu’un manque à gagner pour les finances publiques que les contribuables vont devoir compenser. L’abandon de pans entiers des services publics comme la santé (déremboursements et hôpitaux), de l’éducation nationale (-30000 enseignants), de la poste, la sécurité sociale et probablement bientôt la suppression pure et simple du droit du travail. Je voudrais vraiment être un menteur qui caricature le sens négatif des actions du gouvernement Fillon aux ordres de l’Élysée, mais malheureusement non, c’est la stricte vérité de ce qui s’abat sur nous.
Dire que tout ceci accable un peu plus la population déjà en difficulté est un euphémisme. La gravité de ce qui se passe doit rappeler à ceux qui ne souffrent pas encore trop, que depuis deux ans, bon nombre des électeurs de ce président sont devenus eux aussi les bénéficiaires de ce cataclysme libéral. La crise internationale a certes contribué à la récession économique, mais la régression sociale elle, est une décision politique. Il serait trop facile de répondre que personne n’a échappé à cette crise. Sans parler des bonus déjà récupérés par les uns et des avantages fiscaux et autres salaires mirobolants accordés aux acteurs déjà les plus favorisés, l’injustice devient incongruité lorsque l’on méprise à ce point la solidarité nationale. Ceux qui évoqueront comme alibi les résultats des dernières élections se fourvoient là ou justement le machiavel élyséen les cantonne. C’est toute la supercherie d’un communiquant exceptionnel que quelques édiles locaux croient imiter en multipliant leur présence sur les blogs. Etre de droite n’était en rien une offense à la république avec les prédécesseurs de cet homme. L'histoire aura changé les choses. Les insultes au public, la honte de Sangatte, les bébés prédélinquants, le mépris des manifestants, la police partout, les déplacements organisés par le parti du président, les dérapages racistes et répétitifs de plusieurs ministres, le fait du prince et combien d'autres déchirures au drapeau républicain de ce pays laïc qui invoque l'église comme une référence morale.
Sous ce régime, ce ne sont pas seulement les droits de l’homme et les libertés qui sont mises à mal, c’est le droit à vivre tout simplement dans la dignité. Soyez assurés d’une chose en tous cas, « Après les uns, ce sont les autres qui alimenteront cette machine infernale que la démocratie a laissé s’installer ». Dans cette catastrophe, la gauche est aussi coupable que la droite, mais ce sont les citoyens qui détiennent la date du clap de fin. Alors il n'y a aucune excuse à tolérer l'intolérable.
Depuis des lustres la crise que vit le PS n’a qu’une origine,« Les
Eléphants ». Tout a été bon pour gagner le parti et l’utiliser pour le nirvana de la course présidentielle. L’échec de Ségolène largement initié par ses rivaux de la primaire, devrait
inciter les rêveurs d’aujourd’hui sur ce genre d’exercice pour l’avenir. D’expérience, nous savons que le spectacle prend le pas sur l’intérêt politique et qu’enfin, le côté récupération de tous
les électeurs pour induire tel ou tel résultat, conduit à devenir une auberge espagnole. Je dois reconnaître que le PS n’a pas son pareil pour s’auto flageller et nourrir l’actualité quotidienne.
Plus graves sont les conséquences. Des petits barons locaux qui achètent ici et là, maires ou présidents d’agglos et vendent ensuite leur fédération pour soutenir tel ou telle autre. Au final,
les militants se résument à leurs cotisations et servent d’alibi quantitatif pour que Paris, entérine les élucubrations de nos machiavels locaux. A ce jeu, les Bouches du Rhône ont été et restent
nominées. L’opportunisme d’un César en culotte courte vaut pour une pensée politique qui ne dépasse pas son bureau au sommet du bateau bleu à Marseille. Les laquais et porteurs de perruque qui
attendent, qui une circonscription, qui une présidence de communauté, sont d’excellents témoignages de réussites politiques. Tous fort heureusement, ne sont pas de cette lignée. Aujourd’hui, une
consultation interne mise en œuvre par le national, conduit les militants à soit disant pouvoir prendre la parole. Foutaise ! Jugez plutôt. Savoir si nous sommes pour le non cumul des
mandats, mais après les prochaines élections, ou encore garantir à l’avenir des élections libres et vérifiables ??? La question elle même est déjà une honte ! Exclure
les dissidents qui s’accommoderaient des règles du parti semble être une proposition, alors qu’elle est déjà une règle. De qui se moque t-on ?
Avec un tel projet, Sarko a encore de belles années devant lui. Un ami très proche me disait il y a peu « Alain, tu tapes sur ton parti aussi
fort que sur l’UMP, cela ne te conduira à rien ». D’abord, il faut être exigeant avec soi même, avant de l’être avec les autres. Ensuite, mon ami a sûrement raison sur la forme, mais sur le
fond, jusqu’où allons nous supporter ces doryphores qui ne vivent et ne prospèrent que sur notre dos ? Jusqu’à quand allons nous devoir assumer la honte des reniements, des petits
arrangements locaux et l’abandon de nos valeurs les plus chères ? En 81, j’étais de ceux qui voulaient donner du temps à la gauche pour qu’elle réalise ses promesses. J’ai eu tort ! Les
syndicats y ont perdu leur crédibilité et les militants politiques d’aujourd’hui, ne sont plus que des colleurs d’affiches et des agitateurs de mains dans les meetings. Pendant ce temps, les
cumulards du système s’engraissent pour ne pas dire s’enrichissent, sur le dos des collectivités qu’ils dirigent. L’idée même de la politique a été bafouée et lorsque l’heure du bilan sera venue,
ces gens seront absents du prétoire et de toutes façons, ils seront responsables mais pas coupables de l’échec. Il n’est pas question de jeter l’eau
du bain avec le bébé, car il existe des élus et des dirigeants honnêtes dans notre parti. Jean louis Bianco ou René Raimondi sont de ceux là et méritent notre respect. Si certains pensent que le
PS est seul à souffrir de cette gangrène, alors ils sont aveugles, sourds et de mauvaise foi. La démocratie moderne exige des grands partis pour la faire vivre. Dans le cas contraire, si les
majorités doivent se faire avec des groupuscules, alors l’exemple de l’Autriche ou même d’Israël deviendra généralité. Le pays qui a inventé la révolution supprimant les privilèges, ne saurait
s’accommoder de petits monarques à Paris ou en Province. La quatrième république est morte de ses divisions politiques, la sixième naîtra de l’absence de grands partis. Etre lisible ne vient pas
en faisant le caméléon, au contraire. Les idées des autres sont respectables, mais ce sont celles des autres. La politique c’est d’abord un idéal qu’il faut porter pour ensuite rassembler tous
ceux qui acceptent par ce chemin, de rendrent cet idéal possible. Le contraire ne conduit qu’à chercher une route sans savoir où l’on va. C’est pour cela que nos différences enrichissent ce pays.
Et pour conclure ce long billet d’humeur, je suis certain que déjà la majorité en place à conscience qu’elle a perdu beaucoup plus que sur le seul terrain économique. Bouclier fiscal, Clear
stream, impôts supplémentaires, chômage galopant, bonus, droit de grève, misère sociale et tous ces mots qui jonchent le travail de ce gouvernement
liberticide, rythment sa marche vers la sortie.
Si il y a un vote à ne pas manquer, c'est celui de la votation contre la privatisation de la Poste, car celui du PS est aussi bien
venu qu'une plaisanterie dans un cortège de cimetière. Après chacun sa
conscience!
Ce matin, j’observais le merveilleux ciel istréen. Dans un azur
splendide et à nul autre pareil, se croisaient les traces d’innombrables avions en route pour des pays lointains. Zébré de gauche à droite et du nord au sud, le ciel istréen symbolisait toutes
les orientations possibles. Et voilà ! Le pastis politique se retrouvait dessiné dans le ciel, juste au dessus d’une ville où pourtant politiquement les choses sont claires. Personne ou
presque n’approuve les méthodes de la municipalité, mais la majorité des électeurs vote pour?? Après la période estivale, j’espérais naïvement que la rentrée politique reprendrait un peu de
tenue pour que désinformation et gavage médiatique cessent. C'était une erreur… Visiblement à gauche et à droite la comédie continue. Pour Sarko, la machine infernale pour 2012 est en
marche. Le monarque républicain est partout et donc nulle part. Il s’agite toujours, et le pays continue de s’enfoncer. Malaise, bonus des traders, Rafale, fosses septiques au Lavandou, visite
d'usine garnie d'un personnel de petite taille, tout est bon pour grandir le chef de l'état. La droite nous aura offert le grand Charles et le petit Nicolas. La gauche elle, est satellisée et
rien de bon ne semble se dégager de l’aventure européenne. J’ai appelé au début de cette année à voter Europe écologie parce que le projet du PS était indigne des enjeux réels. J’ai même précisé
que le non-cumul des mandats était l’un des critères qui m’incitait à ce choix. La Rochelle vient de confirmer ce désir militant que le PS a toujours eu dans ses statuts, sans jamais
l’appliquer. Aujourd’hui les élus veulent à tout prix sauver leurs sièges, alors ils acceptent le non-cumul bien sur.... après leur réélection ?? Dans
ce même article, suite au commentaire d’un écologiste istréen, j’avais tenu à préciser qu’en aucun cas cet appel ne valait adhésion et que le camp écologiste restait pour moi utile
mais certainement pas celui capable à gauche de relever les défis électoraux. Par le passé, trop souvent les écologistes ont pris leurs aises au sein du Modem ou d’autres partis de droite.
Jean-luc Benhamias en est l'exemple, mais à Istres nous avons connu la même chose avec un attelage dissident du PS, Modem, écologiste et ex-candidat d’une liste FN ! Objectivement
tous ces projets de rassemblement sont funestes parce qu'ils sont sans âme. Ils ne conduisent qu’au renforcement de Sarkozy et à l’abandon de valeurs qui faisaient l’honneur de la gauche face au
pouvoir de l’argent. Faire de la politique c'est oser s'attaquer justement à ce que tous les conservatismes protègent ! A Marseille, les Peillon, Sarnez et autres Robert Hue ont passé un
week-end entre amis. Espérons qu’aucune suite ne découlera de cette liaison, car avec des parrains comme Guérini, Menucchi ou Eugène Caselli,
président de la CUM (de droite) et nouveau suppôt de l’incinération, le risque est grand de retrouver tout ce beau monde plus à droite que Gaudin lors d’une prochaine élection.
Cette dérive se poursuivra tant que ces gens ne se seront pas gavés jusqu’à plus soif. Leur conscience politique se limite au nombre de mandats dont ils ont jouissance et aux pouvoirs qui en découlent. Aucune espérance n’est attendre de gens qui se vendent au nom d’une nécessaire alliance. Seule la brutalité des révoltes peut mettre un frein à cette décadence démocratique. A droite comme à gauche, je suis sûr que des gens honnêtes et sincères sont disponibles. Une majorité est construite par les électeurs et non par des barons républicains au détour d'un congrès. Les militants socialistes en ont assez de ces pantouflards qui squattent la république à tous les étages. L'habitude tue les initiatives et le changement. Dans tous les partis cette critique est unanime. Voilà une base de départ pour mettre tout le monde d'accord.
Une chose est certaine, ce matin dans ce ciel d’azur, il y avait des destinations à faire rêver n’importe quel
istréen. Demain peut être, le chemin sera t-il plus lisible pour ceux qui ouvriront les yeux.
Espérons, il fait si beau.
Avant d’aborder mon sujet, je voudrais simplement évoquer les hasards de l’information.
La semaine dernière à Entressen, un enseignant comme on les aime, dévoué et proche de ses élèves, est décédé,
terrassé en plein cours devant des enfants terriblement choqués. Pour ses obsèques, tout le hameau est venu saluer l’homme, tous ses élèves anciens et actuels, sont venus dire merci à leur
instituteur. Une émotion fraternelle régnait en cet instant. Dans le même temps, un commandant de bord décédait d'une attaque,
aux commandes de son avion. Fort heureusement, un copilote est encore présent en cabine, mais pour combien de temps encore ? Est-ce un hasard, mais simultanément et à grand renfort de média,
l’UMP annonçait la retraite à 67 ans. Avec bientôt 3.5 millions de chômeurs et les caisses de retraite vides, il y a peut être une solution.
D’abord, il suffit simplement de laisser les gens mourir au travail pour économiser les pensions, et en plus, je suggère à Sarkonaparte une petite guerre qui enverrait les jeunes voir du pays, au
lieu de remplir les fichiers de Pôle Emploi.
C’était ma rubrique, il vaut mieux en rire qu’en pleurer.
Venons en maintenant au cirque versaillais de notre "bon président". L’UMP a fait son job et a su correctement applaudir et se réjouir des bonnes paroles que venait de distiller le divin élu. Par contre, l’opposition qui avait exprimé intelligemment son refus parlementaire il y a un an, s’est à nouveau divisée pour ce premier congrès. Sénateurs et Députés ainsi réunis ne peuvent il est vrai, qu’écouter la parole du chef et s’exprimer dans le vide, une fois celui ci parti. Au moins, la gauche aurait-elle pu se montrer unie face à cette nouvelle dévalorisation de la cinquième république. Et bien Non ! Les socialistes ont préféré assister au discours présidentiel et quitter la salle au moment des prises de parole ! Quelle extraordinaire capacité à rassembler tout ce qui est mauvais en une seule décision ! Le grand dialoguiste qu’était Michel Audiart a fait dire un jour à l’acteur Bernard Blier dans un film fameux, « Il y a pire que les cons, ce sont ceux qui l’ignorent ! ». Nous y sommes….
Lors de la dernière réunion de section PS, j’ai trouvé notre secrétaire déterminé et créatif pour l’avenir. Attendons la suite qui ne pourra souffrir d’une nouvelle attente. Par contre, j’ai été amusé qu’un "jeune" militant s’étonne de mon appel à voter "Europe Ecologie" sur ce blog, tout en restant au PS. Il ignore à l’évidence que la liberté individuelle perdure même comme militant socialiste et qu’il est même indispensable d’avoir une certaine autonomie de pensée et d’action. D’ailleurs dans les bouches du Rhône l’exemple venu d’en haut, démontre que la trahison des idées est toujours préférée à l’évolution du projet. A chacun sa lecture du progrès et son respect de la parole donnée !
Juste pour le dessert, il semble que notre infatigable président veuille faire disparaître les conseils généraux et revoir les intercommunalités actuelles. Finalement dans notre département, ce serait un mal pour un bien ! J’avoue qu’à sa place et après les européennes, je regarderai les institutions de la Véme république avec une certaine jouissance. Il n’a plus d’opposition politique, tous les moyens d’information à disposition, les riches industriels aux pieds, la police partout, l’éducation nationale muselée et la laïcité en berne. Il nous reste une dictature en habit parlementaire, ou une monarchie avec bonnet phrygien, c’est au choix.
La gauche est en panne et l’union à droite ne tient que par la force. Il existe encore des républicains dans ce pays et ce spectacle ne peut satisfaire ni la gauche, ni la droite. Signe extérieur de pourrissement, Perpignan comme beaucoup d’autres villes, semble préférer les élus voyous aux gens honnêtes qui respectent les lois.
Le peuple de France acceptera t-il encore longtemps cela ? Une république peut succéder à une autre et justement Versailles fut l’un des carrefours de l’histoire républicaine. Ce fut dans le sang, mais notre république ne mérite-t-elle pas ce prix?
Une semaine après notre défaite, les commentateurs qui s’en sont
donné à cœur joie, commencent à modérer leurs propos et leurs pronostics. Certes le PS reste en grande difficulté et demeure inaudible pour les français. Mais, et c’est tout aussi grave, le Front
de Gauche n’a permis au PC que de sauver les apparences et chacun a pu constater l’échec politique de Mélanchon. L’UMP s'est calmée sur ordre du chef, car son score à droite reste le plus faible
des grands pays européens. Même si cela ne plaît pas à tout le monde, 70% des électeurs qui on voté, ont choisi une autre liste que celle de Sarkozy.
Il est inutile de préciser que ceux qui avec ce résultat espèrent avoir trouvé à Istres une terre d’élection, commettent une erreur juvénile. C’est ainsi !
A titre personnel, je pense que ce résultat traduit les tergiversations multiples qui ont divisé la gauche sur
les traités qui concernaient l’Europe. La maison socialiste brûle et quelques quadras tentent sans vergogne de s’imposer dans le tumulte de la défaite. Ils ont tort. Cette fois les électeurs et
surtout les militants ont fait passer un message. Il n’est pas question de se contenter d’une révolution de palais. Si l’orientation clairement à gauche au sein d’une alliance ou
d’une fédération n’apparaît pas rapidement, le PS d’Epinay mourra et bonjour la nouvelle SFIO. Militant socialiste, j’ai appelé à voter "Europe Ecologie" car en conscience, il n’y avait pas
d’autres solutions. Je n'ai aucun regret et je crois toujours que celà a pu être salvateur. Visiblement, beaucoup d’autres ont aussi fait ce choix, mais ceci est une conséquence, pas la raison.
Depuis 2002, le PS a perdu sa capacité d’imaginer et de proposer autre chose à la gauche. Voilà la raison ! Même si leurs sensibilités sont proches, les électeurs comme les militants n’ont
pas adhéré au vote vert, ils ont voulu dire au PS qu’il était hors jeu ! Avec une abstention des deux tiers, le corps électoral et principalement les moins favorisés sont restés silencieux.
Il y a là une nouvelle fois, le signe très clair que le PS actuel ne répond plus aux attentes du peuple de gauche. Sans volonté dominatrice, le PS doit réapprendre à s’ouvrir aux idées et
propositions des autres forces de gauche. L’épisode Modem est terminé et je ne crains absolument pas "les électeurs" du NPA ou du PC. Ce sont
d’authentiques militants des luttes et du progrès social. La solution passe par les efforts de chacun pour obtenir un consensus à gauche. Les états majors peuvent hurler, les
militants/électeurs décideront seuls. Le moment de partir est venu pour les barons/imposteurs qui squattent les mandats et les fonctions pour assurer leur règne personnel. Le Parti Socialiste
reste à gauche, le seul qui puisse fédérer tous les électeurs y compris ceux du centre. Il a été mauvais parce que ses dirigeants l’ont été. Notre parti doit ressembler à la majorité
qui le compose. Cette majorité est faite des militants et des sympathisants dont la parole est libre. Cet oxygène a manqué ces dernières années au parti socialiste qui est devenu la
machine électorale de quelques notables bourgeois. Du sol au plafond, ce qui vient de ce passer au national a concerné les sections socialistes depuis bientôt dix ans. Notre projet doit
satisfaire les français avant de satisfaire les intérêts de la hiérarchie interne.
Au dessus des contingences politiciennes, la réussite d’un projet de gauche capable de résister aux sirènes du capitalisme est à notre portée. Pour cette
dernière chance, les militants socialistes doivent reprendre le pouvoir. C’est d’eux et d’eux seuls que dépend l’avenir du PS. Comme une eau trouble qui décante,
cette rénovation doit être visible de l’extérieur, pour qu’enfin la lisibilité revienne et que les français électeurs nous retrouvent!
C’est tout l’intérêt de cette leçon qui si elle n'est pas comprise, sera l'ultime!
BINGO pour Europe
Ecologie!
Ce soir les résultats affichés au théâtre de l’Olivier, sont très intéressants à plus d’un titre. Ils confirment ceux du national. Il ne faut pas se tromper, la droite UMP fait un score
avantageux au milieu d’une abstention majoritaire et elle renforce son pouvoir et son nombre d’élus. 70% de l’électorat a choisit un autre camp, mais le parti du président n’entends qu’une chose,
Sarkozy a gagné.
Le résultat du PS me touche et m’attriste. Il prend sur ses épaules, l’immensité des erreurs de ses dirigeants. Localement, la nullité sans équivoque de Guérini et de Caselli pour les bouches du Rhône, condamne le Sud- Est et ce parti à la médiocrité tant que ces individus resteront aux commandes. J’ai personnellement appelé sur ce blog et milité pour Europe Ecologie depuis des mois. La raison première était l’incinérateur de Fos, la pollution de notre bassin de vie et la trahison des socialistes du 13. J’ai contribué à ce mauvais résultat du PS, et si je revendique ce recul, c’est bel et bien pour que les dirigeants de ce parti soient mis en cause et quittent leur bunker fait de privilèges et de compromissions.
Le MODEM est lui aussi dans la nasse et c’est une bonne
nouvelle. Notre ami pharmacien qui a pratiqué le mélange des genres avant l’heure en quittant la droite pour adhérer subitement au PS et en s’alliant au Modem aux municipales, démontre au moins
qu’ils ont en commun le goût des alliances contre nature. Le manque de lisibilité est un handicap majeur en politique.
Je suis surpris des scores du NPA que j’attendais plus haut et surtout très étonné du faible score de l’alliance PC/Mélanchon qui à l’évidence est totalement improductive. Le PC seul était capable de ce score avec la crise qui secoue le pays et génère encore plus d’injustice. Autant le NPA apporte une nouvelle vision à gauche, autant le PC est piégé par un saltimbanque qui ne lui a apporte que du vent.
Tout à l'heure à l'Olivier, des amis me félicitaient gentiment d'avoir anticipé le score sur Istres des listes écologistes. Je dis très sincèrement que ce résultat est d’abord une tendance nationale et la conséquence de la médiocrité socialiste. Incontestablement dans ce bassin d’emploi et particulièrement à Istres, une aspiration nouvelle ce fait jour. Les plaisantins qui attendaient de Mr Mélanchon une issue à leur solitude, viennent de mesurer l’étendue de leur influence. Décidément au dessus de 16%, il y a peu de monde et chacun devra s’en souvenir. Dans le Sud Est, la liste Europe Ecologie termine largement devant le PS. Cette fois Martine Aubry devra comprendre où est l’erreur de casting de ce parti devenu cercle de notables locaux..
Il reste un espoir car la droite n’est pas bonne et elle le sait. J’ai eu plaisir à converser avec des
militants du NPA istréen. Ils sont pleins d’enthousiasme et d’énergie. Si je peux me permettre, le Front ne leur arrive pas à la cheville. Leur sincérité ne souffrira que du manque
d’expérience.
Si le PS se ressaisit, avec les verts et cette gauche naissante, demain comme dirait quelqu’un, « Ensemble tout sera
possible ».
A tout saigneur tout honneur, d'abord l'Amérique. Obama tente de rattraper les bourdes de son prédécesseur « shérif du monde » avec ce qui reste de l’économie américaine. L’Afrique elle, se débat entre épidémie et famine, pendant qu’une autre maladie ronge ce continent où la démocratie porte trop souvent un uniforme. Encore et toujours, ce sont les plus faibles qui payent les dictatures : Corruption, déportations et sous développement organisé achèvent le tableau. Plus loin à l’Est, 20 ans après Tian'anmen, la Chine continue de découvrir avec entrain l’économie de marché, et l’ex URSS n’en finit plus de sa perestroïka qui a généré une nouvelle nomenklatura, plus mafieuse que militaire, mais toujours corrompue. L’Europe elle, achève de se construire de nouvelles frontières, alors que seule une Europe politique est nécessaire. Le capitalisme a su s’imposer et l’autorité économique domine ce continent où pourtant les leçons de l’histoire se sont répétées. Dimanche, des centaines de millions d’européens vont exprimer leur choix. Sorti de son pays, chaque européen reste sourd au sentiment international et nul ne doute que la droite sous toutes ses formes va conserver tous les pouvoirs alors même, que la gauche européenne lui mange déjà dans la main.
La France elle somnole grâce aux Sarko-trafiquants. Les médias nous bercent d’illusions, les pit-bulls de l’Élysée comme Lefèvre, Guaino ou Darkos nous divertissent habilement pendant que derrière le rideau, une dictature s’installe. L’état envoie sa police sur des enfants dans les écoles, embastille durant des mois au prétexte de pensées terroristes, construit de nouvelles implantations militaires au moyen orient que nous payons avec nos impôts, pendant que nos télés et nos radios nous expliquent tout le bien qu’il faut penser du RSA pour crever en silence. Les laitiers broient du noir, les usines de pneus éclatent, le pouvoir d’achat s’effondre, la jeunesse n’a plus d’espérance, les universités se meurent à côté d’un hôpital infecté par une ex-pharmacienne. Le chômage explose, les comptes des bénéficiaires du bouclier fiscal aussi, mais la bonne nouvelle c’est que notre président a été le meilleur plus grand président de l’Europe depuis Napoléon Bonaparte. Voilà qui rassurera les familles à la rue !
Et pendant ce temps à Istres me direz vous? Et bien ça baigne. Le temps est beau, le jet d’eau va être déplacé pour des raisons troubles, les corridas s’annoncent comme riches et fastueuses, les impôts locaux aussi. Le montant de cette dîme reste à un niveau sans précédent malgré qu'on nous explique que les finances sont rétablies depuis deux ans. Les routes sont jonchées de rustines de goudron, au pire de traces de bitume entre les nids de poule. Les commerces du centre ville disparaissent dans l’indifférence générale, mais la fanfare nous annonce une médaille pour notre cœur de ville si brillant. Le privé va construire pour nos beaux yeux le forum des Carmes et dans le même temps d’autres investisseurs privés quittent le bassin. Allez comprendre les mystères de l’économie souterraine.
Voilà, ce matin après le petit rappel sur la liberté d’expression assassinée
hier, je voulais faire le tour de mon jardin et regarder attentivement chaque arbre, chaque bosquet qui se réjouit de l’arrivée du soleil. Finalement c’est bon de parler avec la nature, elle
apprécie qu’on s’intéresse à elle !
Pensez y Dimanche, faites vous plaisir, votez vert!