Pardonnez-nous cette petite faiblesse. Même si nous savons que cela n’intéresse que très peu d’Istréens, nous ne pouvons résister à l’envie de vous narrer par
le menu cette petite péripétie désopilante.
Or donc, samedi dernier, nous diffusions un tract relatant en détail un certain nombre de pratiques anti-démocratiques constatées ces dernières
semaines.
Réaction immédiate de notre ami Nicolas.
Scandalisé par les injustices envers le personnel municipal ? Courroucé par les tentatives de museler la presse ?
Que nenni ! Juste « agacé » que figure sur ce tract le logo du PCF.
Connaissant l’inclinaison pour les coups tordus en période électorale de François Bernardini, nous ne doutions pas de la suite.
Qui arriva dès mardi, avec la distribution d’un tract, soi-disant du PCF, pour dénoncer une supposée usurpation de logo.
Publié immédiatement sur un blog et distribué, disent-ils, dans toute la ville (donc pas par les militants communistes).
Dès 20h47, réaction du même Nicolas sur ce blog : « Petit problème, la section n’a pas sorti ce tract ».
Ah, mais alors qui ?
Très vite, à 22h30, Nicolas rectifiait le tir et publiait sur son propre blog le fameux tract « du PCF ». On avait dû lui dire entre temps qu’en fait, il en était l’un des rédacteurs.
A l’insu de son plein grès en quelque sorte !
Bon tout ça n’est pas très passionnant, mais montre bien qu’ils ne savent plus où donner de la tête.
Ce qui est plutôt amusant.
Redevenons sérieux un moment.
Voici ce que disait très clairement Jean-Marc Coppola (1er secrétaire de la fédération des BduR du PCF) y a une quinzaine de jours, dans un fax adressé à Alain Detavernier :
« …Concernant la commune d’Istres : le Conseil départemental décide de soutenir la liste conduite par Detavernier, présentée par la fédération du
PS.
Quelles que soient les raisons qui ont conduit à la division de la gauche à Istres, la règle qui consiste à reconnaître la liste présentée ou soutenue par
l’organisation est la seule qui peut avoir l’aval de notre Fédération… »
Ouest Provence vient de diffuser un communiqué indiquant sa décision de fermer « La Pyramide », suite aux résultats des derniers contrôles techniques
particulièrement alarmants.
Une solution extrême mais inévitable, compte tenu de l’état du bâtiment.
Rappelons qu’en 2006, une première phase de rénovation avait été entreprise à la demande du maire Michel Caillat. Plus d’un million d’€ co-financés par Ouest Provence et le département dans le
cadre du CDDA.
La deuxième phase de rénovation, qui devait débuter en 2007, a été différée, la majorité actuelle souhaitant reporter sa décision d’engager ces dépenses, d’un montant également supérieur à 1
M€.
Aujourd’hui, il faut fermer. Et demain ?
Cet équipement, à cet emplacement, joue un rôle primordial pour la cohésion sociale. Il est fréquenté par de nombreuses familles qui ne sont pas parmi les plus aisées.
C’est pourquoi je n’avais pas hésité à aller devant le tribunal administratif, il y a quelques années, afin de préserver cette activité et ses tarifs préférentiels.
C’est pourquoi il est également précisé dans notre programme que nous souhaitons préserver cet équipement et donc faire l’effort financier pour sa réhabilitation, dans la mesure où cela
s’avèrerait possible.
Dans le cas contraire, il faudra proposer un nouveau bâtiment dans ce même lieu, à proximité de l’Espace Pluriel Jeune, tourné vers des activités pour la jeunesse.
Pas un mot par contre dans les grands projets du Grand Istres de notre grand bâtisseur.
Faut-il s’en étonner ? Un tel espace en plein centre ville, ça fait bien sûr rêver. Et il commence à se dire qu’une opération immobilière juteuse pourrait être réalisée, après avoir rasé cet
équipement au service des familles istréennes. On comprend pourquoi quelques promoteurs immobiliers attendent avec intérêt le résultat de mars.
Cela, F.Bernardini le dit clairement dans son interview tristounette de samedi : mon programme sera financé en grande partie par des fonds privés et des ventes immobilières.
Le patrimoine de la ville a décidément un avenir bien incertain.
Nous préférons choisir le maintien dans ce quartier, qui va des Echoppes au Prépaou, d’une telle structure qui participe grandement tout au long de l’année à la cohésion sociale des
quartiers.
par Alain Detavernier
publié dans :
enjeux urbains
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