Politique Nationale

Jeudi 30 décembre 2010 4 30 /12 /Déc /2010 07:28

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 Une année de plus à constater l’affaissement constant de nos institutions,  de nos droits  et de nos libertés. La droite qui nous a imposé Nicolas Sarkozy tentera peut être par médias et sondages interposés de nous imposer  Strauss-Kahn sous prétexte qu’il est silencieux au FMI, compétent, intelligent et surtout qu’il serait l’homme providentiel pour nous sortir de cette terrible crise qui n’en finit pas de continuer.  Même si la gauche n’est pas en situation de s’afficher unie pour faire face au pouvoir ultra libéral destructeur de Sarkozy, il reste le peuple de France qui de gauche comme de droite  a pris le chemin de la rue au cours de cette année 2010. Ce fut certes une année de recul social, d’humiliations, de frustrations et de blessures, voulus par un pouvoir qui après avoir perdu les élections régionales, nous a refusé de conserver des acquis sociaux que les gouvernants d’après guerre avaient décidé de créer pour soutenir un peuple affaibli et meurtri par la guerre.

Le petit livre que vient d’écrire Stéphane Hessel en cette fin année, est un remède pour ne pas dire un antidote, au poison que veulent nous administrer les uns et les autres, de gauche comme de droite,  du haut de leurs certitudes compassées. Offrez ce livre à ceux de votre entourage qui souffrent, qui dépriment et qui ne voient pas de solution à venir pour sortir du piège démocratique qui nous attend. Il n’y est pas question de révolte mais de refus de l’inacceptable tout simplement. Il nous reste le chemin étroit de nos consciences pour ne pas qu’une fois de plus, le monde de l’argent et ses complices du pouvoir élu, nous obligent à reculer et à baisser les bras en attendant que nos enfants se révoltent un jour à notre place.

2010 est une suite sans fin de faits politiques qui indique clairement que ces gens là ne préparent que leur avenir. La modernité des moyens qu’ils utilisent ne doit pas nous faire oublier que quoi qu’il arrive, c’est dans une urne que s’accomplira le prolongement ou non de cette période. Le bulletin de vote est la seule arme qui démocratiquement obligera ceux qui veulent nous diriger à satisfaire d’abord nos espérances.

Alors il est encore temps de se relever et de s’indigner tous ensemble !

C’est le vœux que je forme pour notre société dès 2011. Indignons Nous !

 

 

    Voici l'adresse du site  wikileaks des bouches du Rhône:            http://wikileaks13.wordpress.com/

Par Alain Detavernier - Publié dans : Politique Nationale
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Mercredi 17 novembre 2010 3 17 /11 /Nov /2010 19:39

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Je vous écris ces quelques lignes d’un pays dont l' histoire inspira la plupart des démocraties modernes. Ses habitants ont inventé avant tout le monde, toutes les formes de refus sur cette planète et ont toujours osé ce que d’autres n’imaginaient même pas. Résister aux contraintes les plus ancestrales, lutter pour la dignité, pour allumer la connaissance et éclairer le peuple, pour créer des solidarités, sortir des obscurantismes religieux, rompre avec les dirigismes héréditaires, bref  tout ce qui a pu contribuer à mettre l’homme debout dans sa tête après qu’il se soit dressé sur ses pattes arrières. Ce faisant, l’espoir du mieux vivre et du mieux être, était devenu inséparable du progrès de cette société. Une catégorie d’entre eux appelée « prolétaires » vivait presque dignement de la force de leurs bras qu’ils louaient aux autres « les capitalistes ». Le temps passant et l’économie naissant, les capitalistes se rendirent compte qu’ils pouvaient développer encore plus leur trésor en utilisant la gestion du monde au travers d’un outil fabuleux nommé « la politique ». Cet outil permet au capitalisme de créer l’illusion chez les prolétaires que le pouvoir leur appartient. Qu’ils votent ou non, qu’ils fassent grève ou non, leurs élus continuent toujours de raconter les même histoires de dettes, de déficits, de mondialisation, de FMI, d’Europe, d’immigration qui un jour sont la panacée puis le lendemain, un mal terrible qui ronge l’avenir. Bref l’enfer après le paradis au prétexte que la rentabilité est moindre et que l'allongement de la durée de vie des prolétaires grignotte les bénéfices. Mais, car il y a un mais, ceux qui n’ont pas oublié l’histoire passée, savent que des hommes à l’image de  Jaurès, ne regardaient pas la société pour le profit financier qu’elle génère, mais surtout pour les progrès que l’humanité réalise simultanément. Il existe donc des actes et des pensées généreuses qui peuvent persister dans un monde moderne, sans pour autant être des utopies. Ce cadre de pensée porte un nom, il s'apelle la "République".

Dans le pays d'où je vous écris, les mouvements sociaux sont les préludes systématiques aux changements de cette société civilisée qui ne peut ignorer sa propre histoire. Lorsque la faim ou la peur oblige un temps les rebelles à rentrer au bercail, nul n’ignore que les frustrations répétées, génèrent la rancune. Dans ces moments difficiles, les capitalistes utilisent  toujours un hypnotiseur qui pénètre autant que besoin dans chaque foyer par la lucarne télévisuelle, par la une des journaux, et par chaque flash de radio. Les esprits de ceux qui craignent la puissance de l’autorité, sont ainsi sermonnés, manipulés et parfois menacés des pires conséquences pour eux et l’avenir de leurs enfants. Mais bien sur, tout ceci est fait hypocritement avec chaleur, humilité, attention et même tendresse pour que le troupeau ne nuise à la  bourse qui mesure la bonne santé des capitalistes.

Cette carte postale je vous l’envoie d’un pays appelé Espérance. La capitale de ce pays qui fait référence dans l’histoire des hommes, se nomme Loin. Pour s’y rendre, d’où que l’on vienne, le chemin est fait d’innombrables difficultés : le courage, la tolérance, la solidarité et la volonté d’indépendance sont incontournables tout au long de la route qui y mène. Je me souviens comme d’autres, avoir répondu à mes enfants qui trainaient les pieds en promenade, qu’après la prochaine colline, nous étions arrivés. Je crois qu’ils m’ont fait confiance et qu’aujourd’hui, ils ne le regrettent pas. Moi non plus !  Ce n’est pas le petit bonhomme à la télé qui changera cette espérance d’une vie meilleure après l’effort. La politique se retournera contre ceux qui l’ont instrumentalisé pour leur seul profit. La résistance est dans les gênes de tous ceux qui veulent vivre une humanité de partage et de fraternité. Ecrire même de Loin, c’est d’abord vouloir être au plus près de ceux qui doutent et qui parfois veulent tout abandonner. Comme d’autres cette pensée me concerne lorsque toute la Gauche et une partie de la droite républicaine cèdent à tous les errements d’une démocratie dévoyée par l’argent et les manipulations. Il y a obligation de défiance à l'égard de ceux qui nous gouvernent!

Je voulais avec cette carte postale vous montrer que le soleil existe toujours pour ceux qui souhaitent relever la tête. Dénoncer les fautes est insuffisant face au pouvoir du capitalisme moderne, car il a investi depuis bien longtemps tous les partis politiques. Lors des manifs récentes, la jeunesse dans la rue aux côtés des syndicats de prolétaires m’a paru être le signe d’un sursaut naissant.

CAEGTILWCA5BIK1SCA5VBYW8CABAOUF2CAY7U33LCAVTJ3RECA9CD1B6CAR.jpgAu pays de l’espérance, pour ceux qui se bougent,  la réussite n’est jamais bien loin.

Toutes ressemblances à des évènements et ou personnes ayant réellement existés ne sont pas fortuites.

Par Alain Detavernier - Publié dans : Politique Nationale
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Mercredi 29 septembre 2010 3 29 /09 /Sep /2010 17:01

marianne_ancienne_1239283961.gif Pourquoi ces trois mots ? Simplement parce que chaque jour qui passe, me donne à constater que cette république qui est censée nous donner un cadre social et politique digne de ce nom n’est plus. Lire la presse, écouter les radios ou les télés ne retransmet jamais aussi bien l'esprit populaire que ne le fait l'intérieur d'un cortège de manifestants. A Marseille ou à la sous-préfecture d'Istres, l'ambiance sentait bon la révolte et le ras le bol de ceux qui ne vivent pas à l'ombre d'un bouclier quelconque. Mon dernier article sur ce blog titrait avec le mot  "Pathétique ". Je n'ai souhaité aucun commentaire écrit, simplement parce que l'esprit de police politique d'aujourd'hui n'assure aucune sécurité sur les prises de positions à l'égard du chef de l'état.  Un hebdo national reprend cette semaine à sa une, ce mot "Pathétique" et durant tout l’été d’autres unes se sont succédées sur ce thème d’écœurement, d’inquiétude et de honte. Comme les militants de droite doivent être mals devant le spectacle donné par ce gouvernement qui agonise aux pieds du Conducator. Dans notre république l’exécutif est soumis au contrôle du législatif par la constitution. Le pauvre Fillon est à présent sur le chemin de la sortie et pourtant cet ex Séguiniste aura avalé des couleuvres à s'en péter la ceinture. Car il faut le dire, à présent plus rien ne se passe ailleurs que dans l’alcôve élyséenne. Manque-t-il à ce point de confiance en l'UMP ?  Depuis 2007, les attaques contre la laïcité se sont multipliées, le démantèlement de la solidarité républicaine se poursuit sur les retraites et la sécu, la liberté d’expression est étouffée grâce aux amis du Fouquets, la liberté tout court a subi elle, un recul sans pareil. Bref notre France devient moche, sale et s'ajoute maintenant la honte des remontrances issues d'instances internationales.  Notre république porte en elle tout ce qui peut conduire l’humanité à plus de justice, plus de solidarité, de tolérance et de fraternité. Je le dis haut et fort, ces valeurs sont aujourd’hui en voie de disparition ! Derrière les cris de révolte du monde associatif face à la misère qui monte, derrière les suicides dans les entreprises, derrière les grèves qui laissent le pouvoir plus bravache que négociateur, derrière les scandales politico-financiers qui montrent l’impuissance d’une justice muselée et derrière encore mille autres choses, se cache un  torrent nauséabond qui fait que la vie est devenue une angoisse grandissante pour chaque citoyen de ce pays.

 Et la gauche me direz-vous ? Et bien, rien de bon à signaler si ce ne sont les divisions habituelles et le manque de courage politique. Pour convaincre et gagner une majorité, il faut oser innover, entendre et voir ce que provoquent l’injustice et la souffrance, afin ensuite de concrétiser les projets par des actes. L’UMP écrase chaque jour le pays avec l’argument fallacieux d’un président élu avec 53% des suffrages. Foutaises ! Réformer ce n’est pas régresser et encore moins diviser notre société. Sur plusieurs sujets la gauche, celle qui souhaite revenir au gouvernement, ne devra pas se contenter de promesses. Les retraites, la solidarité, la sécurité, et la laïcité doivent redevenir des engagements sans tâches, ni ambiguïtés. Dans le cas contraire, il en sera définitivement fini de notre République. Celle des lumières du progrès social, de la culture pour tous et d'une quête de vie plus belle sans que l'on nous reproche de vivre trop longtemps.

Pour la fin de ce texte j’ai gardé le mot "intégrité". Je crois pouvoir en parler à mon aise, ce mot ne souffre d’aucune compromission qui puisse laisser croire que la fin justifie les moyens. Les Kouchner, Besson ou Amara sont contributeurs de ce désastre et leur trahison politique n’a d’équivalent que leur égocentrisme illimité. Ces gens là sont à leur juste place aux côtés des Hortefeux, Woerth et autres Lefèbvre ou Bertrand. Même si l’ambition est humainement légitime, elle ne suffit jamais à valider l’abandon de ses idées pour satisfaire son orgueil ! Etre fidèle à un idéal n'affaiblit en rien ceux qui espérent, même si un jour l'utopie serait un excellent moteur de recherche!

En s'attaquant à la république, Sarkozy aura fédéré le combat de ceux qui luttent pour préserver le "mieux vivre ensemble". Lorsqu'on  s’éloigne de la démocratie, c’est comme lorsque le sang cesse d’irriguer le corps humain, il meurt. Attendre que d’autres réagissent à notre place serait aussi lâche que minable. Les manipulations de l’information concernant les attentats, la crise économique, l’immigration et l’insécurité sont les preuves flagrantes que la " caste du bouclier fiscal " est aux abois. L’heure a sonné et les divisions à gauche ne peuvent et ne doivent en rien, entraver la lutte pour garder ce pays en république.

Il est temps maintenant de rassembler tranquillement militants et citoyens pour restituer aux jeunes ce que nous ont légué nos anciens ," La liberté républicaine ".  

Par Alain Detavernier - Publié dans : Politique Nationale
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Lundi 22 mars 2010 1 22 /03 /Mars /2010 00:36
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 Ca fait mal ?  Non, tu as raison Nicolas, l’heure n’est pas à retenir sa joie!
La France vient de gifler clairement la Sarkozye. Les arguties sur la crise ou la nécessité d’accélérer encore les réformes donnent le sentiment d’avoir à faire à d’incorrigibles galopins qui jouent avec la vie de millions de français qui eux ne s’amusent pas du tout.

Lorsque la droite utilise les trahisons de Besson, Kouchner ou Amara pour réaliser des choses pires que ce qu’elle même n’osait espérer, alors la lecture politique devient difficile. Lorsque la droite radicalise sa politique sociale en créant le bouclier fiscal alors que la gauche pratiquait le bouclier social, plus personne n'a de doute sur quel est le parti réel du le président et de sa bande. Sous prétexte de réformes, la France est maintenant à genoux et les mensonges, les dérapages et les manipulations n’auront pas empêché une défaite cinglante.  Mais elle ne concerne pas le président "Quifaitout".

En politique, la lisibilité est une donnée fondamentale pour que les électeurs choisissent. Quand Sarkozy prétend tuer le FN en développant la répression policière ou la fin des services publics, il ne fait que décevoir ceux qui avaient voté pour lui dans ce seul but et qui aujourd’hui constatent l’échec. Son engagement partisan dans la campagne a été total et on voudrait nous faire croire à présent qu’il n’est pas remis en cause ! Bernique Sarko, on t’a vu !

Bien entendu le grand gagnant reste l’abstention. Là encore, les électeurs qui à gauche comme à droite trouvent les élus de plus en plus décevants, préfèrent s’abstenir. Michel Vauzelle pour la troisième fois vient de montrer sa capacité à  rassembler. Cet homme intelligent reste fidèle aux idées socialistes. Il est une référence politique en PACA et surtout dans les Bouches du Rhône où les dirigeants sont compromis par des trahisons répétées, des orientations droitières incontestables et surtout une gestion calamiteuse de la fédération.  Très exactement ce que certains édiles istréens ont mis en pratique depuis le printemps 2007, sans vergogne, ni figure, ni courage.  Et oui, c’est ainsi les plats repasseront jusqu’en 2012.
 

Concernant la droite istréenne, je plains les militants qui doivent assumer le score terrible du FN et celui de leur candidat. Olivier Mayor n’est pas seul responsable de cette déculottée et si le FN sans militants et sans permanents a réalisé un tel score, c’est peut être grâce à Nicolas qu’il le doit, mais aussi à l’autre Front à gauche avec son fâcheux blogueur qui se nourrit des mêmes déchets haineux et qui forcément engendre la même humanité !  

Bref, ce soir la gauche a le droit d’être fière de ses présidents de région réélus et la droite d’avoir honte de ses vingt ministres battus.

 "Lisible" reste le maître mot depuis que la république a donné aux citoyens la chance d’élire démocratiquement ses dirigeants. Hors ce schéma point de salut. Concernant Istres, une photo sur la Provence et une adresse sur Face-Book ne changeront rien. Des mains sales restent des mains sales, tant qu’on n’élimine pas la crasse.

Par Alain Detavernier - Publié dans : Politique Nationale
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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /Nov /2009 16:23
 

  Dominique Strauss Kahn.
Il n’y a aucune raison pour que cet éléphant du PS ne soit pas un jour candidat à la primaire interne du PS pour la présidentielle. Il en a les compétences, le profil international, il parle plusieurs langues, il possède de solides attaches dans le monde industriel et la finance internationale. Bref, il a tout ce qu’il faut pour être celui qui pourrait ! Mais....... Essayons d’être plus curieux et imaginons ce que pourrait être un duel Sarkozy/DSK, car avec ce projet de primaire ouverte, qui pourra empêcher certains parasites extérieurs, de voter pour que ce candidat soit le bon?

En apparence certes l’étalon est affûté au mieux pour espérer obtenir un quitus des électeurs du centre et même d'une partie de la droite au delà du Modem. Par contre, je pense qu'aller plus vers la droite serait difficile car l’extrême, même avec Sarkozy, garde de vieux réflexes antisémites.

Sur sa gauche, le cas est plus compliqué.

Au sein même du PS, le cas DSK souffre justement de cette image droitière et même si la sociale démocratie a précocément été son drapeau, le libéralisme économique a lui, toujours été son credo. Il est un expert incontestable de l’économie mondiale et pourtant, de la taxe Tobin à l’abandon de la dette des pays pauvres, rien n’est venu changer cette image conservatrice. Le podium qu’il rata aux côtés de Fabius contre Ségolène, laisse aux militants un sentiment d’absence rancunière dans la campagne des présidentielles qui s’en suivit. Puis vînt le temps de sa nomination au FMI sous le règne Sarkozy, même si paraît-il, celui ci n’y est pas pour  grand chose. Le flou permanent qui trouble l’image de gauche de cet homme aussi compétent qu’intelligent, laisse les militants intéressés mais sans enthousiasme. Son épouse Anne Sinclair, joue un rôle remarquable dans la gestion de l’image et dans le scénario des apparitions pour en faire un mythe venu sauver une gauche aussi orpheline que désespérée. Tout ceci sous l’œil bienveillant de Monseigneur Nagui de Bocsa dit Sarko qui rêve de choisir son adversaire pour 2012.
Dans les Bouches du Rhône, la Fédération adopte une attitude compatible pour que ce candidat putatif nous soit imposé. Il est vrai que pour l’instant après la déroute du bricolage Marseillais « Espoir à Gauche » (modem, pc, vert et ps... tout de même), il n’est pas aisé de choisir autre chose dans le magasin socialiste.  A droite, très satisfait par le groupe des traitres vendus (Besson, Kouchner, Lang, Allègre et ceux qui attendent), le président Sarkozy voudrait peut-être vaincre un autre socialiste en 2012 et lui offrir Matignon dans la foulée ?

J'avoue volontiers que ce billet est plus un billet d’humeur qu’un projet politique jugé sur pièce. Soit ! Mais rappelons nous du slogan du locataire de l’Élysée. « Ensemble tout devient possible ». Dialoguiste,  Michel Audiar disait « Les vrais cons osent tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît » !
Dans le "bordel" politique qui règne depuis son élection, je ne sais pas si c’est Sarko ou moi qui ose tout, mais par contre je suis sûr que nous sommes toujours les dindons de la farce.

Désolé peut-être de vous décevoir en taquinant un chouchou des sondages, mais les sujets politiques sont tellement nombreux et graves que même si je rêve, je préfère tenter d'ouvrir les yeux des électeurs socialistes qui seront prochainement la cible de tous les candidats à venir.

Par Alain Detavernier - Publié dans : Politique Nationale
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Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /Nov /2009 10:46

Shakespeare aurait pu poser ainsi la question. Mrs Besson et Sarkozy préfèrent la poser autrement. Ils draguent ouvertement la France raciste, pendant que la république des non racistes manifeste, mais ils s’en moquent. Les étrangers désireux de la France et porteur de leur propre histoire, n’ont plus qu’à se soumettre. Utiles ou non économiquement au pays, réfugiés en danger de mort, ou familles regroupées, tout ceci n’a aucune importance. « Tu l’aimes ou tu la quittes… » Avec les mots, quotas, charters, reconduites etc...la ressemblance est frappante si j'ose dire!  Voilà où conduit la stratégie politique des médiocres! Ces deux Pic et Poc utilisent les faiblesses d’une société recroquevillée sur elle même, pour offrir en pâture ceux qui on tout quitté parce que chez eux, il ne restait que leurs vies à sauver. Abject ! Il faut être cohérents messieurs et si vous applaudissez la chute d’un mur nos voisins, il faut assumer le fait qu’au même moment, des hommes, des femmes et des enfants meurent parce que vous en construisez d’autres.

C'est vrai que parfois le sentiment d’injustice ou de jalousie génère des propos difficiles chez ceux qui  crient leur douleur du chômage, du manque de logement ou d’argent. Bien sur qu'ils n’ont pas raison, mais eux aussi vivent la misère et quant cette misère dure 20 ou 30 jours par mois, on peut comprendre. Il est vrai aussi qu'il ya des abus comme le foulard, les sifflets dans un stade ou les regroupements ethniques dans les quartiers. Pour autant, la laïcité est-elle plus atteinte par un foulard ou par un président qui brade notre école et notre séparation église/état, au locataire du Vatican? Est-il juste que pour lutter contre ce racisme latent, nous devions remémorer ces sénégalais, ces marocains et ces algériens morts pour la France ? Les enfants des immigrants sont plus difficiles ? Soit ! Les nôtres le sont-ils moins ? Qui plus est, la police si nombreuse pour les visites présidentielles, est souvent judicieusement absente quant il le faut, pour que les médiats puissent cultiver en images et reportages, les grains de la haine. Est-il normal que de jeunes algériens, marocains, guadeloupéens, martiniquais et bien d’autres, aient appris que leurs ancêtres gaulois vivaient de la chasse et de l’agriculture pendant que St Louis, un sorcier de l’époque rendait la justice sous un chêne, ou que Roland, fils d’un vénérable barbu, donnait un concert à Roncevaux ?

Qui peut encore douter que des humains étrangers à notre territoire mais français de cœur, aient donné leurs vies pour une patrie dont ils adoraient la symbolique républicaine « liberté égalité fraternité » parce que dans leurs pays elle se disait « travailles, crèves et tais toi » ?   Normalement, la politique devrait inciter nos responsables à s’élever au dessus de ces valeurs étriquées et mortelles que sont le racisme et l’intolérance. Messieurs, vous pouvez tortillez comme vous le voulez, nous sommes et resterons tous, l’étranger de quelqu’un.

Le sang et la terre sont des visions fascistes et pétainistes qui n’honorent pas ceux qui les reprennent aujourd’hui. A sa décharge, Pétain a été un héros de la grande guerre. Besson restera lui, le petit soldat d’un petit général, président d’un petit pays, dont le peuple a lui, une Grande Histoire avec l’Humanité.

Le progrès d’une civilisation c’est quand l’Amérique choisie de faire face à son histoire en élisant un noir comme président. Avec vous, la France serait condamnée au chapeau pointu et aux luttes raciales !  

Messieurs, vous êtes une erreur de casting et vous faites honte à notre république.
Votre projet est indigne, et notre république aussi vous est étrangère!

Par Alain Detavernier - Publié dans : Politique Nationale
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Jeudi 22 octobre 2009 4 22 /10 /Oct /2009 15:18

 L’ensemble des commentaires concernant les articles que j’ai mis en ligne depuis des mois, m’amène aujourd’hui à un questionnement global.

Est-ce que l’autonomie de penser, face au politiquement correct, a encore une raison d’être ? Est-ce que face au bulldozer médiatique, le militant politique ou plus généralement le citoyen, est encore un récepteur actif ou est-il tellement manipulé et depuis si longtemps, que sa volonté est anesthésiée ? Se peut-il que parce que la gauche n’a pas de leader qui réussisse à émerger, que les citoyens oublient que le peuple dans son ensemble, « est et reste » l’acteur unique de son destin, même sans un champion ou une championne pour le représenter ?

Les électeurs de droite sont aussi désappointés que ceux de gauche par les dérives engendrées par le système Sarkozy qui entraîne de facto, l’effondrement des piliers de notre Vème république.

La nomination d’un fils, le placement d'amis dans les banques et les entreprises, l’ouverture perverse à des opportunistes politiques ou l’écrasement méthodique de l’opposition parlementaire, les promesses provocatrices et les dérapages verbaux, bref la méthode Sarko, n’est malheureusement que la partie visible de l’iceberg. Sous l’écume quotidienne des annonces que fait paraître une presse financièrement ligotée et de médias sous tutelle, se cache une tyrannie d’un autre âge. Derrière une intelligence remarquable et au service d’une ambition maladive, se cache un homme politique dont tout le parcours n’est qu’une série savamment réussit de coups, de trahisons et de manipulations destinées à la conquête du pouvoir. Evidemment tout ceci est commun à ceux qui atteignent la plus haute marche du podium. Oui cela est vrai, mais après son accession, aucun n’a continué de tirer vers le bas toute la classe politique pour en rester le maître ! La route parcourue par chaque citoyen ces dernières années, au prétexte de la mondialisation ou de la crise financière, mène le troupeau à une seule destination. « La soumission ». Pas celle parfois nécessaire  à franchir une étape par l’ajout d’une autorité salvatrice, mais plutôt celle qui devient indispensable à celui qui la possède, quant l’adhésion de ceux qui la subissent n’existe plus.
Le temps est long pour démontrer l’existence d’une dictature rampante, il est encore plus long pour s’en débarrasser, et malheureusement une génération ne suffira pas pour en effacer les blessures.

Il ne sert à rien de reprocher à la gauche son manque de cohésion lorsque le mal qui s’abat sur la France n’est déjà plus un mal politique, mais un accident de notre histoire. Chaque scrutin est un antiviral démocratique contre ce fléau et seul ce remède, peut encore nous éviter cette pandémie politique. En conscience, la démocratie est bien sur, la moins pire des dictatures, mais historiquement avant chaque dictature, comme pour la météorologie, le soleil brillait avant la pluie. Ce ne sont ni les pauvres afghans reconduits, ni les caprices  présidentiels qui font la dictature, c'est le silence qui suit chacun de ces évènements. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce silence ne donne pas le sentiment que nous sommes fiers de notre pays.
Et, contrairement aux apparences, le silence, tout le monde l'entend!

 

Par Alain Detavernier - Publié dans : Politique Nationale
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Mercredi 30 septembre 2009 3 30 /09 /Sep /2009 20:08

 Entre deux commentaires ou deux reportages sur notre président, radios, télés et presse abordent sur la pointe des pieds, la présentation du prochain budget de la République Française. C’est une catastrophe à venir qui va affaiblir encore la consommation intérieure et renforcer ainsi la seule croissance qui existe sous Sarkozy, celle du chômage. Depuis son arrivée, tout a été fait pour protéger ou donner de l’argent aux plus riches et ponctionner ceux qui étaient déjà à la limite de la noyade. Comparez par exemple : bouclier fiscal, taxe carbone, taxations des indemnités d’accident du travail, l’augmentation du coût des énergies de base, les prêts cadeaux aux banques amies, la baisse de la TVA aux restaurateurs qui n’a rapporté qu’un manque à gagner pour les finances publiques que les contribuables vont devoir compenser. L’abandon de pans entiers des services publics comme la santé (déremboursements et hôpitaux), de l’éducation nationale (-30000 enseignants), de la poste, la sécurité sociale et probablement bientôt la suppression pure et simple du droit du travail. Je voudrais vraiment être un menteur qui caricature le sens négatif des actions du gouvernement Fillon aux ordres de l’Élysée, mais malheureusement non, c’est la stricte vérité de ce qui s’abat sur nous.

Dire que tout ceci accable un peu plus la population déjà en difficulté est un euphémisme. La gravité de ce qui se passe doit rappeler à ceux qui ne souffrent pas encore trop, que depuis deux ans, bon nombre des électeurs de ce président sont devenus eux aussi les bénéficiaires de ce cataclysme libéral. La crise internationale a certes contribué à la récession économique, mais la régression sociale elle, est une décision politique. Il serait trop facile de répondre que personne n’a échappé à cette crise. Sans parler des bonus déjà récupérés par les uns et des avantages fiscaux et autres salaires mirobolants accordés aux acteurs déjà les plus favorisés, l’injustice devient incongruité lorsque l’on méprise à ce point la solidarité nationale. Ceux qui évoqueront comme alibi les résultats des dernières élections se fourvoient là ou justement le machiavel élyséen les cantonne. C’est toute la supercherie d’un communiquant exceptionnel que quelques édiles locaux croient imiter en multipliant leur présence sur les blogs. Etre de droite n’était en rien une offense à la république avec les prédécesseurs de cet homme. L'histoire aura changé les choses. Les insultes au public, la honte de Sangatte, les bébés prédélinquants, le mépris des manifestants, la police partout, les déplacements organisés par le parti du président, les dérapages racistes et répétitifs de plusieurs ministres, le fait du prince et combien d'autres déchirures au drapeau républicain de ce pays laïc qui invoque l'église comme une référence morale.

Sous ce régime, ce ne sont pas seulement les droits de l’homme et les libertés qui sont mises à mal, c’est le droit à vivre tout simplement dans la dignité. Soyez assurés d’une chose en tous cas, « Après les uns, ce sont les autres qui alimenteront cette machine infernale que la démocratie a laissé s’installer ». Dans cette catastrophe, la gauche est aussi coupable que la droite, mais ce sont les citoyens qui détiennent la date du clap de fin. Alors il n'y a aucune excuse à tolérer l'intolérable.

 

Par Alain Detavernier - Publié dans : Politique Nationale
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Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /Sep /2009 16:10

Depuis des lustres la crise que vit le PS n’a qu’une origine,« Les Eléphants ». Tout a été bon pour gagner le parti et l’utiliser pour le nirvana de la course présidentielle. L’échec de Ségolène largement initié par ses rivaux de la primaire, devrait inciter les rêveurs d’aujourd’hui sur ce genre d’exercice pour l’avenir. D’expérience, nous savons que le spectacle prend le pas sur l’intérêt politique et qu’enfin, le côté récupération de tous les électeurs pour induire tel ou tel résultat, conduit à devenir une auberge espagnole. Je dois reconnaître que le PS n’a pas son pareil pour s’auto flageller et nourrir l’actualité quotidienne. Plus graves sont les conséquences. Des petits barons locaux qui achètent ici et là, maires ou présidents d’agglos et vendent ensuite leur fédération pour soutenir tel ou telle autre. Au final, les militants se résument à leurs cotisations et servent d’alibi quantitatif pour que Paris, entérine les élucubrations de nos machiavels locaux. A ce jeu, les Bouches du Rhône ont été et restent nominées. L’opportunisme d’un César en culotte courte vaut pour une pensée politique qui ne dépasse pas son bureau au sommet du bateau bleu à Marseille. Les laquais et porteurs de perruque qui attendent, qui une circonscription, qui une présidence de communauté, sont d’excellents témoignages de réussites politiques. Tous fort heureusement, ne sont pas de cette lignée. Aujourd’hui, une consultation interne mise en œuvre par le national, conduit les militants à soit disant pouvoir prendre la parole. Foutaise ! Jugez plutôt. Savoir si nous sommes pour le non cumul des mandats, mais après les prochaines élections, ou encore garantir à l’avenir des élections libres et vérifiables ??? La question elle même est déjà une honte ! Exclure les  dissidents qui s’accommoderaient des règles du parti semble être une proposition, alors qu’elle est déjà une règle. De qui se moque t-on ? Avec un tel projet, Sarko a encore de belles années devant lui.  Un ami très proche me disait il y a peu «  Alain, tu tapes sur ton parti aussi fort que sur l’UMP, cela ne te conduira à rien ». D’abord, il faut être exigeant avec soi même, avant de l’être avec les autres. Ensuite, mon ami a sûrement raison sur la forme, mais sur le fond, jusqu’où allons nous supporter ces doryphores qui ne vivent et ne prospèrent que sur notre dos ? Jusqu’à quand allons nous devoir assumer la honte des reniements, des petits arrangements locaux et l’abandon de nos valeurs les plus chères ? En 81, j’étais de ceux qui voulaient donner du temps à la gauche pour qu’elle réalise ses promesses. J’ai eu tort ! Les syndicats y ont perdu leur crédibilité et les militants politiques d’aujourd’hui, ne sont plus que des colleurs d’affiches et des agitateurs de mains dans les meetings. Pendant ce temps, les cumulards du système s’engraissent pour ne pas dire s’enrichissent, sur le dos des collectivités qu’ils dirigent. L’idée même de la politique a été bafouée et lorsque l’heure du bilan sera venue, ces gens seront absents du prétoire et de toutes façons, ils seront  responsables mais pas coupables de l’échec. Il n’est pas question de jeter l’eau du bain avec le bébé, car il existe des élus et des dirigeants honnêtes dans notre parti. Jean louis Bianco ou René Raimondi sont de ceux là et méritent notre respect. Si certains pensent que le PS est seul à souffrir de cette gangrène, alors ils sont aveugles, sourds et de mauvaise foi. La démocratie moderne exige des grands partis pour la faire vivre. Dans le cas contraire, si les majorités doivent se faire avec des groupuscules, alors l’exemple de l’Autriche ou même d’Israël deviendra généralité. Le pays qui a inventé la révolution supprimant les privilèges, ne saurait s’accommoder de petits monarques à Paris ou en Province. La quatrième république est morte de ses divisions politiques, la sixième naîtra de l’absence de grands partis. Etre lisible ne vient pas en faisant le caméléon, au contraire. Les idées des autres sont respectables, mais ce sont celles des autres. La politique c’est d’abord un idéal qu’il faut porter pour ensuite rassembler tous ceux qui acceptent par ce chemin, de rendrent cet idéal possible. Le contraire ne conduit qu’à chercher une route sans savoir où l’on va. C’est pour cela que nos différences enrichissent ce pays. Et pour conclure ce long billet d’humeur, je suis certain que déjà la majorité en place à conscience qu’elle a perdu beaucoup plus que sur le seul terrain économique. Bouclier fiscal, Clear stream, impôts supplémentaires, chômage galopant, bonus, droit de grève,  misère sociale et tous ces mots qui jonchent le travail de ce gouvernement liberticide, rythment sa marche vers la sortie. 
Si il y a un vote à ne pas manquer, c'est celui de la votation contre la privatisation de la Poste, car celui du PS est aussi bien venu  qu'une plaisanterie dans un cortège de cimetière. Après chacun sa conscience! 

Par Alain Detavernier - Publié dans : Politique Nationale
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Mardi 23 juin 2009 2 23 /06 /Juin /2009 14:54

                                 Avant d’aborder mon sujet, je voudrais simplement évoquer les hasards de l’information.

La semaine dernière à Entressen, un enseignant comme on les aime, dévoué et proche de ses élèves, est décédé, terrassé en plein cours devant des enfants terriblement choqués. Pour ses obsèques, tout le hameau est venu saluer l’homme, tous ses élèves anciens et actuels, sont venus dire merci à leur instituteur. Une émotion fraternelle régnait en cet instant. Dans le même temps, un commandant de bord décédait d'une attaque, aux commandes de son avion. Fort heureusement, un copilote est encore présent en cabine, mais pour combien de temps encore ? Est-ce un hasard, mais simultanément et à grand renfort de média, l’UMP annonçait la retraite à 67 ans. Avec bientôt 3.5 millions de chômeurs et les caisses de retraite vides, il y a peut être une solution. D’abord, il suffit simplement de laisser les gens mourir au travail pour économiser les pensions, et en plus, je suggère à Sarkonaparte une petite guerre qui enverrait les jeunes voir du pays, au lieu de remplir les fichiers de Pôle Emploi.
C’était ma rubrique, il vaut mieux en rire qu’en pleurer.

Venons en maintenant au cirque versaillais de notre "bon président". L’UMP a fait son job et a su correctement applaudir et se réjouir des bonnes paroles que venait de distiller le divin élu. Par contre, l’opposition qui avait exprimé intelligemment son refus parlementaire il y a un an, s’est à nouveau divisée pour ce premier congrès. Sénateurs et Députés ainsi réunis ne peuvent il est vrai,  qu’écouter la parole du chef et s’exprimer dans le vide, une fois celui ci parti. Au moins, la gauche aurait-elle pu se montrer unie face à cette nouvelle dévalorisation de la cinquième république. Et bien Non ! Les socialistes ont préféré assister au discours présidentiel et quitter la salle au moment des prises de parole ! Quelle extraordinaire capacité à rassembler tout ce qui est mauvais en une seule décision ! Le grand dialoguiste qu’était Michel Audiart a fait dire un jour à l’acteur Bernard Blier dans un film fameux, « Il y a pire que les cons, ce sont ceux  qui l’ignorent ! ». Nous y sommes….

Lors de la dernière réunion de section PS, j’ai trouvé notre secrétaire déterminé et créatif pour l’avenir. Attendons la suite qui ne pourra souffrir d’une nouvelle attente. Par contre, j’ai été amusé qu’un "jeune" militant s’étonne de mon appel à voter "Europe Ecologie" sur ce blog, tout en restant au PS. Il ignore à l’évidence que la liberté individuelle perdure même comme militant socialiste et qu’il est même indispensable d’avoir une certaine autonomie de pensée et d’action. D’ailleurs dans les bouches du Rhône l’exemple venu d’en haut, démontre que la trahison des idées est toujours préférée à l’évolution du projet. A chacun sa lecture du progrès et son respect de la parole donnée !

Juste pour le dessert, il semble que notre infatigable président veuille faire disparaître les conseils généraux et revoir les intercommunalités actuelles. Finalement dans notre département, ce serait un mal pour un bien ! J’avoue qu’à sa place et après les européennes, je regarderai les institutions de la Véme république avec une certaine jouissance. Il n’a plus d’opposition politique, tous les moyens d’information à disposition, les riches industriels aux pieds, la police partout, l’éducation nationale muselée et la laïcité en berne. Il nous reste une dictature en habit parlementaire, ou une monarchie avec bonnet phrygien, c’est au choix.

La gauche est en panne et l’union à droite ne tient que par la force. Il existe encore des républicains dans ce pays et ce spectacle ne peut satisfaire ni la gauche, ni la droite. Signe extérieur de pourrissement, Perpignan comme beaucoup d’autres villes, semble préférer les élus voyous aux gens honnêtes qui respectent les lois.

Le peuple de France acceptera t-il encore longtemps cela ? Une république peut succéder à une autre et justement  Versailles fut l’un des carrefours de l’histoire républicaine. Ce fut dans le sang, mais notre république ne mérite-t-elle pas ce prix? 

 

Par Alain Detavernier - Publié dans : Politique Nationale
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