Avant d’aborder mon sujet, je voudrais simplement évoquer les hasards de l’information.
La semaine dernière à Entressen, un enseignant comme on les aime, dévoué et proche de ses élèves, est décédé,
terrassé en plein cours devant des enfants terriblement choqués. Pour ses obsèques, tout le hameau est venu saluer l’homme, tous ses élèves anciens et actuels, sont venus dire merci à leur
instituteur. Une émotion fraternelle régnait en cet instant. Dans le même temps, un commandant de bord décédait d'une attaque,
aux commandes de son avion. Fort heureusement, un copilote est encore présent en cabine, mais pour combien de temps encore ? Est-ce un hasard, mais simultanément et à grand renfort de média,
l’UMP annonçait la retraite à 67 ans. Avec bientôt 3.5 millions de chômeurs et les caisses de retraite vides, il y a peut être une solution.
D’abord, il suffit simplement de laisser les gens mourir au travail pour économiser les pensions, et en plus, je suggère à Sarkonaparte une petite guerre qui enverrait les jeunes voir du pays, au
lieu de remplir les fichiers de Pôle Emploi.
C’était ma rubrique, il vaut mieux en rire qu’en pleurer.
Venons en maintenant au cirque versaillais de notre "bon président". L’UMP a fait son job et a su correctement applaudir et se réjouir des bonnes paroles que venait de distiller le divin élu. Par contre, l’opposition qui avait exprimé intelligemment son refus parlementaire il y a un an, s’est à nouveau divisée pour ce premier congrès. Sénateurs et Députés ainsi réunis ne peuvent il est vrai, qu’écouter la parole du chef et s’exprimer dans le vide, une fois celui ci parti. Au moins, la gauche aurait-elle pu se montrer unie face à cette nouvelle dévalorisation de la cinquième république. Et bien Non ! Les socialistes ont préféré assister au discours présidentiel et quitter la salle au moment des prises de parole ! Quelle extraordinaire capacité à rassembler tout ce qui est mauvais en une seule décision ! Le grand dialoguiste qu’était Michel Audiart a fait dire un jour à l’acteur Bernard Blier dans un film fameux, « Il y a pire que les cons, ce sont ceux qui l’ignorent ! ». Nous y sommes….
Lors de la dernière réunion de section PS, j’ai trouvé notre secrétaire déterminé et créatif pour l’avenir. Attendons la suite qui ne pourra souffrir d’une nouvelle attente. Par contre, j’ai été amusé qu’un "jeune" militant s’étonne de mon appel à voter "Europe Ecologie" sur ce blog, tout en restant au PS. Il ignore à l’évidence que la liberté individuelle perdure même comme militant socialiste et qu’il est même indispensable d’avoir une certaine autonomie de pensée et d’action. D’ailleurs dans les bouches du Rhône l’exemple venu d’en haut, démontre que la trahison des idées est toujours préférée à l’évolution du projet. A chacun sa lecture du progrès et son respect de la parole donnée !
Juste pour le dessert, il semble que notre infatigable président veuille faire disparaître les conseils généraux et revoir les intercommunalités actuelles. Finalement dans notre département, ce serait un mal pour un bien ! J’avoue qu’à sa place et après les européennes, je regarderai les institutions de la Véme république avec une certaine jouissance. Il n’a plus d’opposition politique, tous les moyens d’information à disposition, les riches industriels aux pieds, la police partout, l’éducation nationale muselée et la laïcité en berne. Il nous reste une dictature en habit parlementaire, ou une monarchie avec bonnet phrygien, c’est au choix.
La gauche est en panne et l’union à droite ne tient que par la force. Il existe encore des républicains dans ce pays et ce spectacle ne peut satisfaire ni la gauche, ni la droite. Signe extérieur de pourrissement, Perpignan comme beaucoup d’autres villes, semble préférer les élus voyous aux gens honnêtes qui respectent les lois.
Le peuple de France acceptera t-il encore longtemps cela ? Une république peut succéder à une autre et justement Versailles fut l’un des carrefours de l’histoire républicaine. Ce fut dans le sang, mais notre république ne mérite-t-elle pas ce prix?
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En ton nom, beaucoup de femmes et d’hommes ont eu à
souffrir dans leur chair et leur vie. Rien n’est plus abstrait que la liberté pour celui qui la possède. Rien n’est plus concret pour celui qui en est privé. Le Canard Enchaîné que je lis
depuis mon adolescence, invoque le principe suivant.
e, en Provence l’âne est à sa place, pas la
hyène. Ca, c’est ma liberté.
Les articles que je livre sur ce blog ne sont en rien des jugements. Ils ne sont que les regards instantanés d’un militant politique engagé. Voilà pourquoi certains commentaires
excessifs ou inutiles ne passent pas.