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Militant socialiste de longue date, Alain Detavernier livre ici ses réflexions politiques. Localement, au niveau de l'Etat ou des orientations internationales, ses écrits resteront Authentiques et Fraternels.
Mardi 1 avril 2008
Depuis que l’offre d’un siège de délégué SAN Ouest Provence a été faite à la liste Authentique et Fraternelle, il semble que certains esprits fragiles tombent dans une réflexion politique assez misérable pour que cela mérite une petite rectification.
-1- la liste que j’ai eu l’honneur de conduire avait effectivement dans son programme la possibilité d’offrir démocratiquement à l’opposition un siège au SAN en cas de victoire. Mais elle avait aussi pris l’engagement que seuls des élus présents sur les listes électorales pourraient bénéficier de cette ouverture politique. Nous sommes donc conformes à notre projet, puisque n’ayant aucun élu qui siège au conseil municipal..
-2- La position qui a été la mienne en particulier en défendant la modification institutive du SAN en 2007 rend tout à fait incompatible mon appartenance à un groupe politique qui a refusé celle ci. De ce point de vue, je reconnais que d’autres auraient été bien plus bernardino-compatibles que moi sur ce sujet.
-3- Enfin, et je m’en expliquais ce matin encore avec l’un des nouveaux adjoints de notre ville, il me serait très difficile de soutenir l’action d’un groupe avec lequel je ne partage pas la même vision des intérêts de la ville d’Istres au sein de l’intercommunalité. Ceci étant, l’intérêt des istréens peut largement être défendu ailleurs, et sans vous faire offense, d’ici six ans il passera beaucoup d’eau sous les ponts.

Voilà au moins trois raisons pour refuser une telle proposition même si d’autres trépignent de ne pas ce l’être vu proposée. Et oui, toujours cet éternel problème de lisibilité qui perdure. Par contre hier dans la presse et aujourd’hui sur son blog, l’UMP affirme que mon absence au second tour des élections, a permis de gagner au grand Istres. Mr Aragneau je suis désolé pour vous, mais si malgré le score de la défaite vous souhaitez croire que la présence de la liste PS/Communiste/PRG et MRC à vos côtés aurait évité celle ci, je crains qu’il ne vous faille encore d’autres échecs pour enfin comprendre le pourquoi et le comment les électeurs agissent. Vous même, vous souvenez vous d’une situation bien moins complexe en décembre 2006 où pour le coup cette fois là, vous avez donné la mairie à votre soit disant adversaire ! Je comprends votre amertume et votre difficulté à résister à la proposition qui vous est faite, mais de grâce ne mettez pas sur mon compte une addition dans laquelle et vous le savez très bien, certains portent une lourde responsabilité. Même si comme vous je le regrette, il n’est pas question ni aujourd’hui, ni demain que j’accepte ce genre de digressions très maladroites si je puis dire. Si cela peut vous dédouaner, je confirme que les responsables ne sont pas ceux ont fait les meilleurs scores au premier tour !

Pour conclure enfin, sur au moins un point je suis en accord avec vous. L’ouverture politique faite par le maire a perdu tout son sens démocratique avec la présence sur la liste de ces délégués d’un homme dont les manquements à la dignité et au respect des autres, depuis près de deux ans, ne peuvent rendre acceptable la moindre cohabitation.

Allez, les élections sont terminées et personne ne changera le résultat, puisque acteur du second tour, vous n’avez pas jugé utile de faire appel pour dépassement des comptes de campagne du Grand Istres. Ceci évidemment ne signifie pas pour autant que j’ai un doute, mais enfin la politique est si compliquée !
par Alain Detavernier publié dans : Actualité
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Mercredi 19 mars 2008
Les déclarations de F.Bernardini, dès dimanche soir, n’augurent rien de bon pour l’avenir. Ce sont moins les propos agressifs (on connaît le personnage) qui sont inquiétants que l’impression que rien n’a changé dans la vision de l’intercommunalité du nouveau maire d’Istres.
F.Bernardini en est resté à ce qu’il pensait lorsqu’il était directeur général du San : l’intercommunalité n’est qu’un outil chargé de redistribuer les recettes fiscales en fonction des besoins exprimés par les villes. Que reste-t-il de la mutualisation des moyens et des compétences pour aborder positivement les grands enjeux de notre territoire ? On peut sérieusement se le demander.
Tous au long de la campagne électorale, nous avons insisté sur l’importance d’une réelle solidarité et d’une franche collaboration pour faire avancer les principaux dossiers, emploi, économie, logement, aménagement du territoire, environnement.
Toute autre position ne peut mener qu’à l’échec.
On sent bien, à la lecture de la presse ces deux derniers jours, que le risque est grand de voir demain Ouest Provence être d’abord le champ d’affrontements politiciens (qui n’existaient plus depuis longtemps mais étaient malheureusement réapparus depuis décembre 2006)) plutôt qu’un collectif soudé où, dès demain, tous mettent en commun leurs compétences et leurs complémentarités pour faire avancer notre territoire et donc nos villes.
Surfer sur l’esprit de clocher n’es-il pas une vision dépassée de la gestion de nos territoires ?
par Alain Detavernier publié dans : partenariat intercommunal
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Lundi 17 mars 2008
Le deuxième tour des élections municipales a rendu son verdict et nous pouvons à présent revenir sereinement dans le débat politique.
D’abord pour confirmer à ceux qui en doutaient que notre engagement allait bien dans l’intérêt des Istréens et en conséquence contre le projet porté par F.Bernardini et N.Joulia. Même si le premier tour leur a accordé 43% des suffrages, notre position est restée la même, non pas par obstination, mais par la constance de notre équipe unie et soudée dans la volonté à terme de redonner à Istres le sens de certaines valeurs, celles de gauche en particulier.

Pourquoi n’y a t il pas eu d’accord possible  avec les deux autres listes?
La raison première en est extrêmement simple. Il ne faut aller au combat que pour gagner et, dans la configuration proposée, cela était tout à fait impossible. Istres vote à gauche en moyenne à 70% et les 30% restants concernent la droite dans sa diversité. La moitié du score de gauche suffit donc à battre la droite.
Il était donc indispensable de garder le cap clairement à gauche pour continuer au second tour le dialogue avec la majorité des électeurs y compris abstentionnistes.

Construire une liste autour d’une droite à 22%, avec comme leader la tête de liste arrivée 4èmeavec 12%, m’a semblé un pied de nez au bon sens des électeurs, une maladresse politique et un très mauvais calcul arithmétique.
Il n’y a dans mon propos aucune mise en cause d’individus en particulier, pas plus d’ailleurs que de problème avec mon ego personnel, comme l’a annoncé assez maladroitement la tête de liste. Comme quoi, il ne suffit pas d’avoir un nom pour sortir du commun !

Cette explication sur la construction éventuelle et la prise en compte des scores, je l’ai développée à mes colistiers avant que nous ne prenions ensemble notre décision.
La gauche, rassemblant le PS, le PC, les Radicaux de Gauche et le MRC, ne pouvait apporter ses forces que dans une liste qu’elle aurait mené et ouverte à tous ceux qui voulaient vraiment une autre façon de gérer notre ville. Seule cette proposition avait un sens, sans que personne ne renie ses convictions et aurait été comprise par tous.
L’analyse des résultats, avec en particulier un fort accroissement des bulletins nuls, confirme que la victoire était alors possible.

Ainsi donc nous n’avons pas participé au second tour et refusé également d’engendrer une triangulaire qui pour le coup, aurait réellement volé l’expression des Istréens comme en décembre 2006 !
La vague rose dont la France a été recouverte est aussi passée autour d’Istres. Port St Louis, Miramas, Istres canton Nord et Istres canton Sud, mais pas sur notre ville. Dommage …
Nous ne voulions pas la révolution, nous voulions simplement offrir une alternative républicaine que ne permettait pas le choix entre une liste prétendument divers gauche et une autre liste tout aussi prétendument divers gauche !
Ce sont les programmes qui font la ligne politique, et les hommes qui les mettent en œuvre qui en sont les garants. Je crois, même si certains commentateurs parleront à tord d’amertume personnelle, qu’une chance historique vient de nous être volée.

Le temps continu son défilement et cela me permet d’espérer qu’enfin un jour prochain la gauche, la vraie, prenne en lieu et place de toutes ces imitations, sa place de majorité dirigeante et écarte toutes les petites combines politiciennes qui exaspèrent de plus en plus nos concitoyens.
Respectueux des électeurs et de notre engagement toujours, hier, aujourd’hui et demain.
par Alain Detavernier publié dans : Municipales 2008
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Vendredi 14 mars 2008
Nicole Joulia, maire d'Istres, a délibérément choisi, par calcul politicien, de placer la ville d'Istres comme seule ville d'opposition au sein d'Ouest Provence. François Bernardini, s'il est élu maire d'Istres, fera d'Istres une ville regardée avec suspicion par toutes les administrations, à l'affût du moindre faux pas ou de la moindre dérive.
Ne laissons pas Istres se marginaliser.
Gardons Istres au sein de la majorité départementale.
Dimanche, il faut voter pour René Raimondi.
par Alain Detavernier publié dans : Actualité
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Jeudi 13 mars 2008
Si l’on y ajoute les 1 095 bulletins nuls, ce sont près de 10 000 électeurs qui ont refusé de choisir un candidat. N’est-ce pas là, en fait, la principale information de cette élection municipale ?
Désintérêt pour le scrutin municipal, désenchantement, déception envers les responsables politiques, les analyses peuvent être multiples, elles n’en restent pas moins inquiétantes pour l’avenir de notre système démocratique.
Mais faut-il s’en étonner ? Quand on privilégie le clientélisme qui encourage à l’individualisme et à l’égoïsme, quand on cache ses engagements politiques, quand on hésite à affirmer ses vraies valeurs pour tenter de « ratisser large » comme on dit, quand on tient les habitants à l’écart de la gestion municipale, quand on décide pour tout le monde en escamotant le débat, quand on privilégie une campagne municipale faite d’invectives, d’attaques personnelles, de menaces et d’intimidations, faut-il s’étonner que nos concitoyens se détournent de ce qui devrait être le moment fort de la vie locale ?
Il faudra beaucoup de pédagogie, beaucoup de démocratie participative, beaucoup de respect des gens pour leur redonner l’envie de participer.
En prenons-nous le chemin à Istres ?
par Alain Detavernier publié dans : Municipales 2008
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